VIDEO. Gérard Larcher plaide pour un "choc de relance"

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Le président Les Républicain du Sénat propose que des "décrets d'avance" soient appliqués pour pouvoir dégager les crédits du plan de relance et demande une déconcentration d'"une part importante" des crédits  en direction des territoires.

Le président du Sénat et sénateur Les Républicains des Yvelines Gérard Larcher clame mercredi 16 septembre sur France Inter qu'il "faut plus qu'un plan de relance, il faut un choc de relance" pour dépasser la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus. Si "les orientations générales [du plan du gouvernement] me paraissent bonnes", c'est "la mise en oeuvre qui compte", ajoute-t-il.

"Si on ne déconcentre pas une part importante de ces crédits en direction des territoires, la relation préfet-entreprise, la relation préfet-collectivités territoriales, dans un an on n'aura même pas consommé 50% des crédits du plan de relance, alors qu'il faut plus qu'un plan, il faut un choc de relance. C'est ce dont notre pays a besoin", assure-t-il. Gérard Larcher pose le "problème" que l'essentiel des mesures sera inclus dans le projet de loi de finances pour 2021 : "Nous ne pourrons engager des crédits qu'à partir du mois de janvier prochain", souligne-t-il. Voilà pourquoi j'ai évoqué avec le Premier ministre, il y a deux semaines, l'hypothèse de décrets d'avance".

L'approche territoriale est "la bonne"

"L'approche territoriale nous semble être aujourd'hui la bonne approche" pour gérer la pandémie, juge Gérard Larcher qui vante la relation entre "le préfet, le maire, les élus du territoire". Prenant les exemples des décisions prises à Bordeaux et à Marseille, le sénateur estime que "cette responsabilité [des préfets] est assumée" et juge qu'au printemps, "s'il n'y avait pas eu les territoires face à la pénurie de masques, sur la question des tests, sur la gestion du quotidien, l'État aurait paru bien démuni".

Alors que le Premier ministre Jean Castex a appelé "les papis et les mamies" à ne plus aller chercher leurs petits-enfants à l'école, Gérard Larcher répond qu'il "n'aime pas trop le ton martial". Parlant de son propre père qui est en Ehpad, il déclare que "c'est terrible, cette coupure d'avec la vie et il faut qu'on soit très attentifs aussi à cette dimension humaine. Il y a le virus, mais il y a aussi le sentiment d'abandon et de coupure, qui est un autre virus humain, terrible aussi pour nos aînés".

Vous êtes à nouveau en ligne