Le décryptage éco. Le gouvernement élargit son plan d’aide aux entreprises en difficulté

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Le ministère de l’Économie annonce de nouvelles mesures mais il faut y voir plutôt un rééquilibrage. 

L’évolution de la crise impose un suivi et une réactivité en permanence. Chaque jour le gouvernement discute avec les professionnels, décide, tranche. Ce qu’annonce d'abord le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, c'est un renforcement de la prise en charge des coûts fixes des entreprises les plus pénalisées par la crise. Les coûts fixes, ce sont les charges que l’entreprise doit payer, quel que soit son niveau d’activité : le loyer des bureaux ou des usines, les frais d’électricité, les coûts administratifs, etc.

Hôtels, restaurants, salles de sport et zoos

L’État s’engage à reprendre entre 70% et 90% des charges fixes des entreprises de l’hôtellerie, la restauration et le tourisme sous conditions de montants définis de chiffre d’affaires. Il s’agit de soutenir les structures pour lesquelles le plafond de 200 000 euros par mois du fonds de solidarité ne suffit pas. Les barèmes seront allégés pour les hôtels et restaurants des stations de ski mais aussi les salles de sport ou les zoos qui réalisent moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Idem pour les 22 000 commerces situés dans les centres commerciaux frappés de fermeture administrative.

Adaptation du "quoi qu’il en coûte" pour soutenir les entreprises en difficulté

Cette amélioration du plan de soutien pour les uns va s’accompagner d’un durcissement pour certains autres en l’occurrence les entreprises de la restauration rapide qui vont voir renforcer leurs conditions d’accès au fonds de solidarité. Pour en bénéficier, elles devront justifier d’une perte d’au moins 20% de leur chiffre d’affaires. Ces établissements profitent de la fermeture des restaurants traditionnels. Comme le dit Bruno Le Maire : "On se retrouve avec des fast-foods qui vivent beaucoup mieux qu’avant avec un chiffre d’affaires en hausse de 120 à 130%." Renforcer les conditions d’accès au fonds de solidarité pour ces établissements est à la fois une mesure d’équité et de rééquilibrage économique. Il faut savoir que fonds de solidarité représente pour l’Etat une dépense de 4,5 à 5 milliards d’euros chaque mois.

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