Fermeture de Bridgestone : le gouvernement doit "tenter au maximum de reculer l'échéance", estime Yannick Jadot

Interrogé sur la possibilité de nationaliser l'usine du Pas-de-Calais, l'eurodéputé EELV juge que "tout est envisageable à partir du moment où il y a une perspective".

Le député européen EELV Yannick Jadot estime lundi 21 septembre sur franceinfo que le gouvernement doit "tenter au maximum de reculer l'échéance" de la fermeture annoncée de l'usine Bridgestone de Béthune, alors que le gouvernement, les élus locaux, les syndicats et la direction du groupe tiennent une réunion ce lundi sur l'avenir de l'usine du Pas-de-Calais.

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Le gouvernement doit "tenter au maximum de reculer l'échéance, de forcer Bridgestone à identifier un repreneur, potentiellement d'avoir un plan d'investissement – ce que n'a pas fait Bridgestone pendant des années – pour maintenir l'entreprise", affirme-t-il. "Il faut à la fois mettre la pression maximale sur Bridgestone" et "tout faire pour que les salariés ne restent pas au bord de la route", a défendu Yannick Jadot.

Une nationalisation "envisageable"

L'écologiste pense aussi qu'il faut prendre "des mesures européennes puisque toutes les entreprises européennes sont menacées par une concurrence souvent très déloyales des pneus chinois. Il y a des droits de douanes anti-dumping très élevés aux États-Unis, l'Europe doit suivre ce chemin".

Interrogé sur la possibilité de nationaliser l'usine, l'eurodéputé juge que "tout est envisageable à partir du moment où il y a une perspective. La question n'est pas de mettre de l'argent public à fonds perdus", affirme-t-il en appelant à une "conditionnalité environnementale" des aides de l'État.

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