Philippe Martinez et son équipe élus à la tête de la CGT

(Philippe Martinez, le nouveau patron de la CGT © MAXPPP)

Le Comité confédéral national de la CGT a finalement élu mardi midi à la tête du syndicat Philippe Martinez et son équipe. C'est le point final à la crise née des multiples polémiques autour de son prédécesseur Thierry Lepaon. Philippe Martinez a fait ses armes chez Renault et, à l'inverse de ses prédécesseurs, n'a pas sa carte au PCF.

C'est donc la fin de plus de trois mois de feuilleton. Philippe Martinez, 53 ans, a été élu à la tête de la CGT ce mardi matin avec 93,4 % des voix au Comité confédéral national (CCN). Son équipe, elle a recueilli 88,8% des suffrages. L'ex-délégué de Renault Boulogne-Billancourt succède à Thierry Lepaon, démissionaire le 07 janvier. Le CCN avait refusé une première fois le 13 janvier d'accorder à Philippe Martinez les deux-tiers des voix nécessaires. Il avait jugé son équipe trop proche de Thierry Lepaon.

Un homme à l'expérience des luttes

"Ne rigolez pas. Je suis né un premier avril ". Philippe Martinez aime bien manier l'autodérision lorsqu'on lui demande de se présenter au grand public. L'homme insiste aussi sur sa moustache, qu'il arbore avec fierté. Pour le reste, l'homme a du sens tactique. Alors que les révélations se succédaient sur le bureau, l'appartement et les indemnités de son prédécesseur Thierry Lepaon, il a pris soin de rester discret pour ne froisser personne. Et il n'a pas crié au scandale. "Je ne laisserai jamais dire que Thierry Lepaon est un voleur " a-t-il même lancé.

Philippe Martinez tient également à montrer qu'il a le profil d'un bon secrétaire général de la CGT. Ancien de Renault, délégué syndical au moment de la fermeture de l'usine de Vilvorde, en 1997. Bref dit-il, j'ai l'expérience des luttes. "Il faut une CGT évidemment combative parce que c'est l'image qu'apprécient les salariés dans le pays. Une CGT qui leur propose de contester. Et puis une image de CGT force de propositions. La réalité de la CGT c'est de proposer des alternatives".

Parmi les alternatives proposées récemment par Philippe Martinez, il y a une nouvelle réduction du temps de travail, quinze ans avant après la mise en place des 35 heures. Il faut aussi noter qu'à l'inverse de ses prédécesseurs, il n'a pas sa carte au PCF.

(© Idé)
 

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