Paris sur les courses hippiques : les professionnels de la filière défilent à Paris et font reculer Bercy

Plusieurs centaines de professionnels du monde hippique ont manifesté mercredi 29 mars 2017 à Paris.
Plusieurs centaines de professionnels du monde hippique ont manifesté mercredi 29 mars 2017 à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le gouvernement a renoncé à expérimenter la prise de paris hippiques dans les points de vente physiques de la Française des jeux. Les professionnels de la filière qui manifestaient mercredi à Paris contre ce projet, craignent une concurrence avec le PMU. 

Ils étaient venus manifester contre un projet du gouvernement, ils ont finalement fêté la marche arrière de Bercy. Les professionnels du monde hippique étaient réunis à Paris mercredi 29 mars. L'objet de leur mécontentement : l'expérimentation de la prise de paris sur les courses hippiques dans les points de vente de la Française des jeux, ce qui est aujourd'hui interdit. Ils y voyaient une concurrence supplémentaire avec le PMU et craignaient pour l'avenir de leur filière, financée par les paris.

Manifestation maintenue

Ce test devait être mis en place à partir du mois d'avril 2017 et prévoyait également que les joueurs puissent miser pendant les courses, et non plus seulement avant le coup d'envoi, à la manière des paris en ligne et du "live betting". Le ministère de l’Economie et des Finances a annoncé dans un communiqué (lien PDF) le retrait du projet moins d'une heure avant le début de la manifestation.

Les professionnels du trot, du galop et de l'obstacle étaient plusieurs centaines, parfois habillés de tenue de jockey. Parmi eux, des éleveurs, des vétérinaires, des maréchaux-ferrants. Le cortège s'est élancé comme prévu de la Porte Dorée (XIIe arrondissement), ouvert par plusieurs chevaux, pour atteindre le ministère de l’Economie et des Finances à Bercy et y recevoir le document officiel. 

"Pas de victoire"

"C'est très encourageant d'être entendus quand on se lève au nom de l'emploi et des filières qui structurent les campagnes" a déclaré à franceinfo Thibault Lamare, le porte-parole du mouvement des Jeunes professionnels de la filière cheval.

Il n'y a pas de victoire aujourd'hui, tout reste à faire. Simplement on peut trouver une satisfaction à être entendus.Thibault Lamare, porte-parole du mouvement des Jeunes professionnels de la filière chevalà franceinfo

Thibault Lamare a toutefois nuancé : "La suspension indique simplement que l'on reparle, que l'on rétablit les équilibres. Selon une des directives de la loi de 2010, l'État est tenu de gérer ses monopoles de jeux, notamment au nom de l'équilibre économique des filières." 

"L'État est tenu de gérer ses monopoles de jeux", Thibault Lamare, le porte-parole du mouvement des Jeunes professionnels de la filière cheval à franceinfo.
--'--
--'--