Par ailleurs, Lisbonne a nié vendredi être pressé par la Banque centrale européenne de demander une aide internationale

Le Premier ministre portugais, Jose Socrates, début novembre lors du débat budgétaire au Parlement
Le Premier ministre portugais, Jose Socrates, début novembre lors du débat budgétaire au Parlement (AFP / Francisco LEONG)

Selon un article du Financial Times, la majorité des pays de la zone euro et la BCE pousseraient le Portugal à réclamer un soutien financier.Le Parlement portugais a adopté vendredi un budget d'austérité pour 2011, dont le gouvernement espère qu'il permettra assez de coupes budgétaires pour dissiper les craintes qui pèsent sur la zone euro.

Selon un article du Financial Times, la majorité des pays de la zone euro et la BCE pousseraient le Portugal à réclamer un soutien financier.

Le Parlement portugais a adopté vendredi un budget d'austérité pour 2011, dont le gouvernement espère qu'il permettra assez de coupes budgétaires pour dissiper les craintes qui pèsent sur la zone euro.

"Ce budget contient des mesures très difficiles et exigeantes pour tous les Portugais, mais il n'y a pas d'alternative pour sortir le Portugal du centre d'une crise financière de grandes dimensions", a affirmé de son côté le Premier ministre José Socrates, à sa sortie du Parlement. "Ce budget défend notre pays, son financement et son économie."

Le plan d'économies, d'une rigueur sans précédent, vise à ramener un déficit de 7,3% du PIB cette année à 4,6% fin 2011 et prévoit notamment une réduction des salaires de la fonction publique, une hausse de deux points de la TVA à 23%, le gel des pensions et la suppression ou le plafonnement des prestations sociales.

Cacophonie dans l'UE
De son côté, Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré vendredi à Paris que les Européens n'ont pas "suggéré" au Portugal qu'il demande un plan d'aide comme vient de le faire l'Irlande. "Je crois qu'un des problèmes que nous avons eu récemment, c'est qu'il y a des responsables politiques qui font chaque jour des commentaires au lieu de prendre des décisions", a-t-il ajouté sans préciser quel dirigeant il visait en particulier.

Le chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a estimé pour sa part que l'Espagne n'a absolument pas besoin d'aide extérieure pour soutenir ses finances publiques.

Sans révéler ses sources, le Financial Times expliquait que les pressions sur Lisbonne visaient à éviter que l'Espagne, cinquième économie d'Europe, ne soit contrainte à faire de même. "Si le Portugal sollicite le fonds, ce sera bénéfique pour l'Espagne, car le pays est lourdement engagé au Portugal", explique un responsable du ministère allemand des Finances cité par le quotidien.

Le gouvernement portugais a rapidement démenti. "Cet article est complètement faux et ne repose sur rien", a assuré un porte-parole.

De nombreux analystes estiment néanmoins que le Portugal va suivre les pas de la Grèce, aidée financièrement en mai, et de l'Irlande, et solliciter à son tour le Fonds européen de stabilisation financière (FESF). Qui vivra verra.

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