Nouveau déboire pour la Banque populaire, un juge d'instruction va enquêter sur l'entrée en bourse de Natixis en 2006

La filiale de la Banque populaire, Natixis
La filiale de la Banque populaire, Natixis (AFP Loic Venance)

Natixis a été la banque française la plus atteinte par la crise des "subprime" aux Etats-Unis.S'estimant lésés lors de l'introduction en Bourse de cette filiale de BPCE en 2006, trois actionnaires ont porté plainte avec constitution de partie civile, ce qui a entraîné l'ouverture d'une information judiciaire confiée au juge René Grouman.

Natixis a été la banque française la plus atteinte par la crise des "subprime" aux Etats-Unis.

S'estimant lésés lors de l'introduction en Bourse de cette filiale de BPCE en 2006, trois actionnaires ont porté plainte avec constitution de partie civile, ce qui a entraîné l'ouverture d'une information judiciaire confiée au juge René Grouman.

L'enquête vise les chefs de "diffusion d'informations trompeuses" et "présentation de comptes inexacts", a-t-on précisé vendredi de sources proches du dossier.

"C'est à mes yeux le plus gros scandale bancaire depuis 20 ans", a déclaré Colette Neuville, présidente de l'Association des actionnaires minoritaires (Adam), qui coordonne les dépôts de plainte.

"La désignation d'un juge est une bonne nouvelle car nous allons pouvoir avoir accès au dossier et des actionnaires vont pouvoir à leur tour se constituer partie civile", s'est félicitée Mme Neuville, précisant que "776 actionnaires lésés ont à ce jour monté un dossier pour être parties civiles".

Présenté comme un placement de "père de famille", le titre Natixis avait été proposé par les conseillers bancaires de la Banque populaire et de la Caisse d'épargne de façon insistante, selon Me Alain Géniteau, l'avocat de l'Adam. Ainsi, plus de 2,8 millions de particuliers ont souscrit des titres Natixis.

"Les conseillers, ou plutôt devrions-nous dire les vendeurs de la banque, ont profité du capital de confiance dont jouissent les Caisse d'Epargne et la Banque populaire pour aller démarcher dans la France entière des gens qui n'avaient rien demandé pour qu'ils transfèrent leur capital vers Natixis, parfois depuis un Livret A", a déploré Mme Neuville.

François Pérol, également dans le collimateur
BPCE est déjà dans le collimateur de la justice depuis 2009 concernant les conditions de nomination à la présidence de son conseil d'administration de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol.

Contestée par l'opposition et les syndicats, dont plusieurs ont porté plainte, la nomination de M. Pérol à la tête de BPCE doit faire l'objet, contre l'avis du parquet de Paris, d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts" menée par un juge d'instruction.

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