Nicolas Sarkozy a adressé mercredi ses voeux aux "forces économiques", devant les ouvriers d'une usine Thales à Cholet

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy (France 2)

Le Président, selon qui le plan de soutien aux banques a rapporté deux milliards d'euros d'intérêts à l'Etat, a jugé problématique la disparité entre le dollar et l'euro.Il a évoqué des implantations de groupes français en zone dollar pour garder des marchés et évoqué une loi contre la saisie des biens privés des artisans et commerçants en faillite

Le Président, selon qui le plan de soutien aux banques a rapporté deux milliards d'euros d'intérêts à l'Etat, a jugé problématique la disparité entre le dollar et l'euro.

Il a évoqué des implantations de groupes français en zone dollar pour garder des marchés et évoqué une loi contre la saisie des biens privés des artisans et commerçants en faillite

"En même temps, (il faut) qu'on soit souple. Il n'est pas anormal avec une telle disparité des parités monétaires qui est un problème considérable pour une entreprise comme la vôtre vendant en dollars qu'on ait quelques éléments de production en zone dollar parce que je préfère des emplois en France mais il faut continuer à garder des marchés", a-t-il ajouté devant les ouvriers de l'usine du groupe d'électronique de défense.

Et le chef de l'Etat d'ajouter qu'il souhaitait que la question des disparités des parités monétaires soient débattue au niveau international.

Aide au secteur bancaire
"J'avais pris devant les parlementaires et les Français l'engagement que le plan de soutien aux banques ne coûterait rien aux contribuables", a rappelé le chef de l'Etat, évoquant la "polémique sur le cadeau aux banques et aux banquiers" déclenchée à l'époque.

"Aujourd'hui, le résultat" est que "le plan de soutien a rapporté 2 milliards d'euros à l'Etat" qui "ont permis de financer des mesures en faveur des plus modestes et apporter des ressources substantielles pour investir", a-t-il dit. En octobre 2008, le gouvernement avait créé la Société de financement de l'économie française pour permettre aux banques de se refinancer à moindre coût sur les marchés grâce à la garantie de l'Etat. En échange de sa garantie, l'Etat français a perçu 1,3 milliard d'euros de commissions. Parallèlement, l'Etat avait apporté des capitaux aux banques françaises pour les consolider dans la crise et a perçu 713 millions d'euros d'intérêts lorsque ces banques ont remboursé ces sommes fin 2009.

Travail, famille... heures sup'
Le président de la République a également déclaré qu'il croyait au "travail" et à la "famille" en défendant de nouveau les mesures du paquet fiscal votées juste après son élection lors de l'été 2007: "Nous avons supprimé les droits de succession comme je l'avais promis. Et je l'ai fait car je crois au travail et je crois à la famille."

"Nous avons détaxé les heures supplémentaires", a aussi affirmé M.Sarkozy. "Nous avons mis fin au carcan des 35 heures", a-t-il encore dit.

En faveur d'une loi pour protéger les artisans
Nicolas Sarkozy a indiqué qu'un projet de loi visant à protéger artisans et commerçants contre la saisie de leurs biens privés en cas de faillite, serait présenté en février. Il s'agit de "réparer" ce qu'il a qualifié d'"injustice extraordinaire": "que les grandes entreprises soient protégées" et que "les artisans et commerçants dont on a tellement besoin dans le tissu économique du pays" puissent être "ruinés" quand ils ont "un retour de fortune".

"Quand les grandes entreprises font faillite, les dirigeants ne sont poursuivis que sur les biens de l'entreprise", "quand il arrive un problème à un artisan ou un commerçant", on vient le chercher "sur ses biens personnels", s'est exclamé le chef de l'Etat.

En février, a-t-il dit, ses ministres Hervé Novelli (Commerce-artisanat) et Christine Lagarde (Economie) défendront un texte "au terme duquel désormais les artisans et commerçants seront protégés sur leur patrimoine personnel s'ils ont des difficultés".

Le Teorem de Nicolas Sarkozy

Le président Nicolas Sarkozy a pu tenir en main mercredi un prototype du téléphone sécurisé et top secret qui équipera d'ici un an les forces armées et les "hautes personnalités" françaises.

Cet appareil du nom de Teorem , qui a été présenté au chef de l'Etat, sera doté d'une technologie de cryptage qui n'a aujourd'hui d'équivalent qu'aux Etats-Unis, font valoir les dirigeants du groupe français.

L'appareil n'est pas plus gros que les téléphones mobiles grand public les plus compacts, dont il a l'aspect extérieur.

D'une utilisation aussi simple, il permettra à ses utilisateurs de communiquer entre eux en toute sécurité sur tous les réseaux de communication standards du monde, mobiles et fixes, soulignent les dirigeants de Thales.