Molex: 4ème semaine de grève

L\'usine de Molex en Haute-Garonne.
L'usine de Molex en Haute-Garonne. (© France 2)

Les salariés de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont voté mardi à plus de 90% la poursuite de la grève

Les salariés de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont voté mardi à plus de 90% la poursuite de la grèveLes salariés de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont voté mardi à plus de 90% la poursuite de la grève

La grève à l'usine de l'équipementier automobile Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) a été déclenchée le 6 juillet contre le plan de fermeture de l'usine.

Un contact a eu lieu lundi, sous l'égide de la préfecture de Haute-Garonne, entre la direction de l'équipementier automobile américain et un repreneur potentiel.

"Ce repreneur serait un industriel français. La préfecture refuse d'en dire plus", a déclaré Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise. "Cette première réunion n'a pas été un échec. Tout dépendra de ce que Molex est prêt à céder", a-t-il dit.

Le cogérant de Molex en France, Marcus Kerriou, a confirmé à l'AFP "une rencontre avec une entreprise, sous le sceau de la confidentialité absolue". "Cette rencontre s'incrit dans notre volonté de réindustrialisation. Plusieurs solutions sont possibles, la +reprise+ de l'usine n'est qu'une d'entre elles", a-t-il indiqué, soulignant que "les deux parties vont voir très rapidement si un accord est possible".

Les 283 salariés de l'usine contestent les justifications économiques avancées en octobre dernier par Molex, estimant que l'opération était "préméditée depuis 2007" et que Molex avait fait "dupliquer les outillages de Villemur aux Etats-Unis". Ils demandent que Molex laisse "l'outil de travail, les moules et les produits" et veulent que son client, PSA Peugeot-Citroën, reste fidèle à l'usine de Villemur.

Le CE, estimant ne pas avoir été "loyalement informé", a obtenu la suspension du plan social en justice le 19 mai. Deux dirigeants de Molex sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le 17 novembre, pour délit d'entrave au fonctionnement du comité d'entreprise.

Molex a entamé une nouvelle procédure au début juillet. A la demande des syndicats, le cabinet d'experts Syndex, qui a déjà conclu que l'usine était "viable", présentera un nouveau rapport au CE les 15 et 16 septembre. Le CE rendra ensuite son avis sur le projet de fermeture. Quel que soit l'avis, Molex procèdera aux licenciements, à moins que l'usine n'ait trouvé un repreneur.