Violences policières contre des journalistes : RSF saisit le Défenseur des droits de 10 cas lors de manifestations

Un photographe montre son appareil, cassé lors d\'une manifestation contre la loi Travail, le 28 juin 2016 à Toulouse.
Un photographe montre son appareil, cassé lors d'une manifestation contre la loi Travail, le 28 juin 2016 à Toulouse. (MAXIME REYNIE / CITIZENSIDE)

Des insultes aux coups : Reporters sans frontières dénoncent "la multiplication des violences policières contre les journalistes" à travers dix cas que l'ONG a soumis au Défenseur des droits. 

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a annoncé, vendredi 7 juillet dans un communiqué, saisir le Défenseur des droits. En cause : les cas de dix journalistes "brutalisés par la police alors qu'ils couvraient des manifestations d'intérêt public".

Ces violences ont toutes eu lieu ces derniers mois, "de Nuit debout aux manifestations contre la loi Travail en passant par les rassemblements post-électoraux". RSF dénonce une forme d'intimidation inacceptable que subissent de plus en plus les journalistes dans la rue.

"Coups de matraques, violences délibérées, tirs tendus de flash-balls, grenades de désencerclement, insultes, menaces... Le brassard 'presse' n'est plus suffisant et couvrir une manifestation ou un événement public est aujourd’hui devenu une activité à hauts risques pour les reporters et les photographes", indique RSF dans son communiqué.

Exercer des violences contre des journalistes qui couvrent des manifestations relève d’une forme de censureReporters sans frontièresdans son communiqué

"Tous ces journalistes étaient pourtant identifiés comme tels, ou aisément identifiables, aucun ne participait à la manifestation, et aucun n’avait exercé de violence, tenu de propos déplacés", précise RSF sur son site internet, à propos de ces dix cas de journalistes violentés par la police.

L'organisation "reconnaît sans équivoque la difficulté du travail de la police, notamment dans le contexte actuel – celui de l'état d’urgence, des attentats répétés", mais elle insiste: "cette difficulté ne peut en aucun cas justifier que les journalistes soient victimes de violences délibérées de leur part".

Vous êtes à nouveau en ligne