Un projet de loi permettant de surveiller davantage internet est actuellement en préparation aux Etats-Unis

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Selon le New York Times, qui révèle l'information lundi, tous les services en ligne permettant de communiquer, y compris Facebook et Skype, sont visés.L'administration américaine, qui veut pouvoir intercepter toute transmission de données, met en avant le fait de déjouer d'éventuelles attaques terroristes.

Selon le New York Times, qui révèle l'information lundi, tous les services en ligne permettant de communiquer, y compris Facebook et Skype, sont visés.

L'administration américaine, qui veut pouvoir intercepter toute transmission de données, met en avant le fait de déjouer d'éventuelles attaques terroristes.

Les données cryptées envoyées depuis un téléphone portable Blackberry pourraient aussi être surveillées.

L'administration du président Barack Obama souhaite en effet disposer d'un mandat étendu qui pourrait s'appliquer à l'étranger, comme par exemple sur la société canadienne Research in Motion qui fabrique le BlackBerry, alors que selon les autorités américaines les terroristes utilisent de plus en plus internet pour communiquer, délaissant le téléphone.

Le projet de loi, que l'administration Obama compte soumettre au Congrès l'an prochain, pose la question de l'équilibre entre besoins de sécurité, protection de la vie privée et adaptation aux nouvelles technologies.

Une telle loi remettrait en question "des éléments fondamentaux de la révolution internet", et en particulier "sa nature décentralisée", s'inquiète dans le New York Times James X Dempsey, vice président du Centre pour la Démocratie et la Technologie.

"Il s'agit d'intercepter des messages de manière tout à fait légale", déclare Valérie Caproni du FBI au même journal. "Il ne s'agit pas d'une extension du pouvoir. Il s'agit de préserver notre capacité à exercer le pouvoir existant afin de protéger la population et de garantir la sécurité nationale".

Des responsables de la Maison-Blanche, du ministère de la Justice, de la police fédérale (FBI) et de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) se sont rencontrés au cours des derniers mois afin d'élaborer le texte de loi, précise le New York Times.

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