Un journaliste de Mediapart accuse le "Grand Journal" de Canal+ de "censure"

Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, lors d\'une conférence de presse à Pantin (Seine-Saint-Denis), le 3 février 2014.
Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, lors d'une conférence de presse à Pantin (Seine-Saint-Denis), le 3 février 2014. (MAXPPP)

Fabrice Arfi raconte à "Télérama" avoir été invité de l'émission pour évoquer l'ouvrage auquel il participe, avant d'être décommandé. L'un des chapitres du livre évoque Vincent Bolloré, le nouveau patron de Canal+.

Dans Informer n'est pas un délit, Fabrice Arfi et d'autres journalistes d'investigation racontent les difficultés rencontrées autour de leurs enquêtes les plus sensibles. Impossible d'en parler sur Canal+ ?

Le collaborateur de Mediapart raconte à Télérama, mercredi 30 septembre, avoir été décommandé du "Grand Journal", où il devait présenter le livre. L'un des chapitres évoquait le cas de Vincent Bolloré, nouveau patron du groupe télévisuel, qui multiplie les interventions dans la gestion de la chaîne cryptée.

"En interne, on m'a confirmé la censure. Une de plus"

"Le 'Grand Journal' nous a appelés très tôt pour qu'on fasse chez eux notre première télé, assure Fabrice Arfi. Ils m'ont même demandé de participer au numéro zéro de la nouvelle formule, le vendredi 4 septembre. Mais, quelques heures avant, on m'appelle pour annuler, tout en confirmant notre venue pour la sortie du livre, le 30 septembre. La semaine suivante, notre éditeur reçoit un coup de fil de la rédaction en chef de l'émission pour dire que, finalement, rien ne sera fait sur le livre."

"Entre l'invitation et [son] retrait, ils avaient reçu les épreuves" de l'ouvrage, détaille Fabrice Arfi sur Twitter. "En interne, on m'a confirmé la censure. Une de plus." Le journaliste avait récemment signé une tribune adressée au CSA, qui dénonçait "l'ingérence de l'actionnaire [Vincent Bolloré] dans la ligne éditoriale des chaînes du groupe Canal+".

Vous êtes à nouveau en ligne