Statut de La Poste : le gouvernement fait sa pub

La Poste
La Poste (© France)

Le gouvernement a lancé mardi dans la presse une campagne de communication sur le changement de statut de La Poste

Le gouvernement a lancé mardi dans la presse une campagne de communication sur le changement de statut de La PosteLe gouvernement a lancé mardi dans la presse une campagne de communication sur le changement de statut de La Poste

Cette campagne intervient au lendemain de l'annonce des résultats de la votation citoyenne contre ce projet, à laquelle plus de 2 millions de personnes ont participé.

Cette campagne intitulée "La Poste, vous l'aimez, nous l'aidons à se moderniser", coûtera 700.000 euros.

Elle sera diffusée "dans l'ensemble des titres de la presse nationale, régionale et gratuite" entre mardi et jeudi, a expliqué à l'AFP Thierry Saussez, le patron de la communication gouvernementale. Sous des photos symbolisant La Poste (un facteur, une boîte aux lettres...), le gouvernement assure que "La Poste change de statut mais reste un service public à 100%" et que "pour financer son développement et sa modernisation, l'Etat va investir 2,7 milliards d'euros".

Une campagne qui aurait été "décidée il y a plusieurs semaines"


Le budget de cette campagne est de "700.000 euros", a précisé M. Saussez, assurant qu'elle "a été décidée il y a plusieurs semaines", en accord avec le ministre de l'Industrie Christian Estrosi. "Nous nous sommes dit qu'à l'occasion de la discussion au Parlement du projet de loi sur le statut de La Poste, il faudrait un accompagnement par la communication gouvernementale", a-t-il indiqué.

M. Saussez a donc réfuté que la décision d'une telle campagne découle de la la votation citoyenne organisée la semaine dernière par le comité national fédérant 62 organisations, dont 4 syndicats (CGT, SUD, FO, CFTC) représentant 79% de salariés de La Poste. Selon ces derniers, qui craignent une privatisation, 2,12 millions de personnes ont participé à la consultation dont plus de 90% ont répondu non à une question sur ce sujet. Mais la campagne gouvernementale peut aussi "répondre aux inquiétudes" formulées dans cette votation, a-t-il reconnu.