Serge Dassault attend "des compléments d'informations financières" concernant un éventuel rachat du Parisien

Serge Dassault
Serge Dassault (AFp - Thomas Coex)

"De premiers éléments économiques et financiers nous ont été communiqués. Nous avons demandé des compléments d'informations et nous attendons une réponse dans le courant de la semaine", a indiqué lundi l'entourage de l'avionneur.Serge Dassault, propriétaire du Figaro, est considéré depuis dix jours comme le favori pour la reprise du quotidien.

"De premiers éléments économiques et financiers nous ont été communiqués. Nous avons demandé des compléments d'informations et nous attendons une réponse dans le courant de la semaine", a indiqué lundi l'entourage de l'avionneur.

Serge Dassault, propriétaire du Figaro, est considéré depuis dix jours comme le favori pour la reprise du quotidien.

D'autres candidats sont sur les rangs pour racheter le quotidien, notamment Vincent Bolloré. Orange, un moment évoqué dans la presse, a démenti vendredi dernier tout intérêt pour ce dossier.

Le groupe Amaury, qui réclame 200 millions d'euros pour Le Parisien, n'a pas encore débuté de négociations exclusives avec un repreneur.

Serge Dassault a été reçu ce lundi à l'Elysée mais "sur des dossiers industriels" et le rachat du Parisien "n'a pas été évoqué", a-t-on affirmé.

Le quotidien régional d'Ile-de-France Le Parisien est diffusé à 300.000 exemplaires auxquels s'ajoutent les 170.000 exemplaires de son édition nationale Aujourd'hui en France.

Dans la perspective de la présidentielle de 2012, l'influence du quotidien n'est pas négligeable. L'idée de la voir tomber dans l'escarcelle du propriétaire du conservateur Figaro, qui est aussi sénateur UMP de l'Essonne, inquiète et dérange jusque dans les rangs de la majorité.

Des villepinistes s'opposent au rachat par Dassault
Cinq députés villepinistes ont annoncé vendredi une proposition de loi visant à "limiter la concentration abusive dans la détention des entreprises de presse", afin d'empêcher le rachat du Parisien-Aujourd'hui par Serge Dassault.

"Plusieurs groupes industriels importants détiennent des titres nationaux. Dans certains cas, l'influence sur la ligne éditoriale saute aux yeux. Qui plus est, les groupes industriels, pour certains d'entre eux, dépendent largement de la commande publique. Dans ces conditions, se pose un vrai problème de liberté de la presse dans notre pays", écrivent les villepinistes dans l'exposé de leurs motifs.

Déposée par François Goulard, la proposition est co-signée par Jean-Pierre Grand, Daniel Garrigue, Jacques Le Guen et Marie-Anne Montchamp, tous proches du président de République solidaire (RS) Dominique de Villepin. Ces députés envisagent de constituer un groupe parlementaire indépendant de l'UMP.
Par ailleurs, on a appris lundi que Patrick Le Lay, l'ancien patron de TF1, conseille le fonds Fondations Capital dans le processus de rachat du quotidien Parisien -Aujourd'hui en France.
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