Reprise de Nice-Matin : la coopérative des salariés choisie par le tribunal

(Le siège du groupe Nice-Matin © MAXPPP)

Le tribunal de commerce de Nice a annoncé vendredi avoir retenu la candidature de la coopérative des salariés pour la reprise du groupe Nice-Matin. Cette offre préservait le plus d'emplois.

C'est donc la coopérative des salariés qui a été choisie par la justice pour reprendre le groupe de presse Nice-Matin. Les salariés, soutenus financièrement par Bernard Tapie, faisaient face au géant belge des médias Rossel qui souhaitait aussi reprendre le groupe. L'ancien propriétaire de France-Soir, Georges Ghosn était aussi candidat à la reprise.

 

Le groupe Nice-Matin, composé de trois titres, tirait à 160.000 exemplaires, a été placé en redressement judiciaire fin mai. Dans leur dossier de reprise, la coopérative promet un financement de 14,2 millions d'euros et 159 départs volontaires tandis que le projet Rossel en prévoyait 376, soit un tiers des effectifs.  

L'aide financière de Bernard Tapie

Les salariés ont donc obtenu, de haute lutte, l'aide financière de Bernard Tapie qui va acheter huit millions d'actifs. L'homme d'affaire est intéressé par 50% de Corse-Matin et les murs de quatre agences. Bernard Tapie, propriétaire de La Provence, mettrait la main sur 100% du quotidien corse.

Nice-Matin entend désormais mettre en place une stratégie numérique offensive pour faire face à la baisse des ventes papiers. Dans leur projet, les salariés veulent arriver à 20% du numérique dans le chiffre d'affaires d'ici sept à 10 ans. Pour le moment, cette Internet ne représnte que 2,5% du chiffre d'affaires. 

Un groupe confronté à une baisse des ventes des titres, à la chute des recettes publicitaires sans compter les lourds investissements réalisés ces dernières années et la hausse du coût des matières premières. 

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