Radio France : la première mission du médiateur est "terminée"

(Le médiateur laisse un texte sur la table après trois jours de discussions © Reuters-)

Dominique-Jean Chertier, le médiateur nommé pour dénouer le conflit à Radio France, a remis son rapport ce dimanche. Sa première mission de dialogue sociale est "terminée", mais les syndicats se disent toujours inquiets.

A Radio France, au 25eme jour de grève, le médiateur qui discutait avec les syndicats depuis trois jours estime ce dimanche que la première étape de sa mission est "terminée ". C’était une étape pour renouer le dialogue sociale. A plus long terme, le médiateur devra préparer la signature du contrat d'objectifs et de moyens de Radio France pour les quatre années à venir.

 

Dominique-Jean Chertier a remis un rapport aux syndicats, à la direction et à Fleur Pellerin, la ministre de la Culture. En quittant la maison ronde, le médiateur était tout sourire dans l'ascenseur. La direction et les syndicats doivent maintenant prendre leurs responsabilités avec ce rapport de trois pages qui porte sur les quatre points de blocage.

A LIRE AUSSI ►►► Radio France : Dominique-Jean Chertier nommé médiateur 

Les syndicats "réservés"

Selon les syndicats, il y a quelques avancées dans le texte qui leur est soumis, mais il reste beaucoup d'inquiétudes. D’où une certaine frustration au sein de l'intersyndicale. D'un côté, la satisfaction d'avoir été beaucoup écouté, mais de l'autre, la désagréable impression que très peu de remarques ont été prises en compte dans le document du médiateur. "L’intérêt de cette médiation c’est qu’elle a permis de nous exprimer et d’avoir une écoute attentive ", estime Jean-Paul Quennesson du syndicat SUD, "il y a des avancées mais aussi de gros blocage, et le principal blocage est la question de l’emploi. La question de l’emploi c’est la question des moyens pour continuer à fonctionner à Radio France. Nous sommes donc très très réservés ".

 

Les syndicats s’opposent au projet de départs volontaires de la direction de Radio-France, qui pourrait porter sur 380 emplois. Dans la soirée, la ministre Fleur Pellerin a estimé que le texte du médiateur ouvrait la "voie d'un compromis permettant une sortie " du conflit. "Il appartient maintenant à chacun de prendre ses responsabilités ", a-t-elle conclu.

Vous êtes à nouveau en ligne