Presstalis, principal distributeur de presse en France, placé en redressement judiciaire, 500 emplois menacés

Un kiosque de presse à Paris, le 8 novembre 2017.
Un kiosque de presse à Paris, le 8 novembre 2017. (MAXPPP)

Un décret a officialisé mercredi un prêt de 35 millions d'euros supplémentaires à Presstalis, au titre du programme du Fonds de développement économique et social.

Accablé de dettes, Presstalis, le principal distributeur de presse en France, évite la fermeture mais voit ses filiales en régions liquidées, avec plus de 500 salariés sur la sellette. Le tribunal de commerce de Paris a placé, vendredi 15 mai, l'entreprise en redressement judiciaire, avec une période d'observation de deux mois.

De longues négociations entre les quotidiens et les magazines, actionnaires de Presstalis, avaient échoué lundi. Une seule offre avait été déposée par les quotidiens pour reprendre le siège parisien de Presstalis et ses activités de distribution et de groupage de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Mais pas ses dépôts en régions, qui desservent près de 10 000 points de vente en France.

Nouvelle crise majeure pour un secteur fragilisé

Le tribunal de commerce de Paris a donc suivi ce plan, soutenu par la direction de Presstalis. "Il a, par ailleurs, prononcé la liquidation sans poursuite d'activité des sociétés SAD et Soprocom", ses filiales locales, a indiqué la direction de Presstalis dans un communiqué.

Les filiales de Presstalis devraient ainsi être cédées à la découpe, avec le risque de nombreux licenciements à la clé. L'idée serait de continuer à diminuer le nombre de dépôts sur le territoire : ils étaient moins de 700 en 1995, 61 début 2019. Et de réattribuer ces zones de distribution "à des dépositaires indépendants ou des nouveaux entrants", qui privilégieraient la reprise des anciens salariés, a indiqué mardi Cédric Dugardin, président de Presstalis.

L'Etat encadre les discussions et porte à bout de bras le distributeur de presse, qui traverse sa troisième crise majeure en dix ans. Un décret a officialisé mercredi un prêt de 35 millions d'euros supplémentaires, au titre du programme du Fonds de développement économique et social.

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