Pierre Bellemare, "c'était un homme d'une élégance infinie" témoigne Stéphane Bern

Pierre Bellemare à son domicile à Neuilly, le 25 octobre 2011.
Pierre Bellemare à son domicile à Neuilly, le 25 octobre 2011. (PATRICK KOVARIK / AFP)

L'animateur de télévision Stéphane Bern a réagi à la mort de Pierre Bellemare dimanche sur franceinfo.

Pierre Bellemare, mort à l'âge de 88 ans, était "un merveilleux conteur", et en même temps "un animateur très populaire", a estimé l'animateur de télévision Stéphane Bern,dimanche 27 mai sur franceinfo. Il a également salué "un homme d'une élégance infinie".

franceinfo : Quelle image gardez-vous de Pierre Bellemare ?

Stéphane Bern : Un merveilleux conteur. C'est celui qui me faisait arriver en retard en cours l'après-midi quand j'étais au lycée, parce que j'écoutais ses "Histoires extraordinaires". Et puis j'ai eu la chance de le rencontrer grâce à Philippe Bouvard. Philippe Bouvard l'avait recruté pour "Les Grosses Têtes" à la radio et à la télévision. Il était mon partenaire pour un certain nombre de sketchs. Il y a notamment un sketch qui est resté culte, et qui alimente tous les bêtisiers chaque année, celui du boxeur. C'est un boxeur qui se prend des coups, et Pierre Bellemare essaie de me remonter le moral en me montrant à quel point j'ai été nul. Et voilà, une amitié est née. Enfin, autant qu'on peut se dire ami, parce que c'est un personnage qui restait assez secret. Et dans le même temps, il faisait de tous les éléments de sa vie une source d'"Histoires extraordinaires".

Avez-vous réussi, justement, à percer ses secrets ?

C'était quelqu'un de très attaché à sa famille. Il vivait beaucoup dans le Périgord, il en parlait tout le temps, mais on n'y allait pas ! C'était quelqu'un qui se protégeait. Le grand déballage, ce n'était pas sa façon de faire. Il était très "old school", un homme très poli avec les téléspectateurs, le public. C'était un homme d'une élégance infinie.

Qu'est-ce que Pierre Bellemare a apporté à la télévision ?

Il a été l'un des pionniers. Il a importé le télé-achat, il a imaginé le prompteur. Il a pris aux Etats-Unis les meilleures règles, et il a animé des jeux sans pour autant déchoir. Il est resté lui-même, avec son amour des belles lettres et de la langue, et son phrasé inimitable, tout en étant un animateur très populaire. Il aimait le public. Il fait partie des géants de la télévision.