Les musulmans de France ont lancé vendredi un appel à la libération des journalistes de France 3 otages en Afghanistan

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, lance un appel pour libérer les deux otages français.
Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, lance un appel pour libérer les deux otages français. (AFP - Aurore Marechal)

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman, ont lancé cet appel le jour de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan."En cette journée de pardon, je lance un appel solennel aux ravisseurs, si l'islam est leur religion, pour qu'ils libèrent au plus vite" les deux otages, a déclaré M.Boubakeur.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman, ont lancé cet appel le jour de l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.

"En cette journée de pardon, je lance un appel solennel aux ravisseurs, si l'islam est leur religion, pour qu'ils libèrent au plus vite" les deux otages, a déclaré M.Boubakeur.

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris a reçu dans la matinée les familles des otages Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, ainsi que Jean-François Julliard, le secrétaire général de Reporters sans frontières.

"Nous souffrons avec les familles et nous souffrirons tant qu'ils ne seront pas libérés", a commenté M. Boubakeur, estimant que la privation de liberté de ces journalistes, qui faisaient leur "travail sacré d'information", était "inacceptable".

"J'appelle les ravisseurs, s'ils nous écoutent, à les libérer, au nom de l'islam miséricordieux", a renchéri Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), ajoutant qu'il était "à la disposition" des pouvoirs publics.

La ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse, venue rendre visite au recteur de la Grande Mosquée, a salué cet appel "symbolique et humaniste" et assuré que le gouvernement mettait "tout en oeuvre pour pouvoir obtenir leur libération".

Les deux journalistes de France 3 travaillant pour le magazine "Pièces à conviction", ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans, ont été enlevés il y a plus de 8 mois, en décembre 2009.

Voir aussi la page de soutien aux otages, liberezles.net.

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