Le tribunal administratif de Paris a enjoint la RATP de retirer le journal gratuit Direct des couloirs du métro

(AFP - JACQUES DEMARTHON)

Un jugement qui intervient à la suite d'une requête déposée par 20 Minutes, concurrent (lui aussi gratuit) de Direct Matin et Direct Soir (groupe Bolloré).A la suite d'un appel d'offres, La RATP avait autorisé Bolloré à installer des présentoirs avec ses journaux gratuits dans 176 stations de métro et du RER, représentant 80 % du trafic.

Un jugement qui intervient à la suite d'une requête déposée par 20 Minutes, concurrent (lui aussi gratuit) de Direct Matin et Direct Soir (groupe Bolloré).

A la suite d'un appel d'offres, La RATP avait autorisé Bolloré à installer des présentoirs avec ses journaux gratuits dans 176 stations de métro et du RER, représentant 80 % du trafic.

Dans son jugement, le tribunal administratif demande qu'il soit mis fin à "la convention d'occupation du domaine public" conclue le 30 novembre 2007 par la RATP avec la société Bolloré SA. Si l'entreprise publique ne peut obtenir de Bolloré d'accepter de mettre fin à la convention, elle devra "saisir le juge du contrat dans le délai d'un mois" pour dissoudre ladite convention, selon le texte de la décision prononcée le 5 novembre et révélée jeudi par Les Echos.

La RATP a d'ores et déjà fait appel de cette décision de justice. "La RATP est très étonnée de la teneur de ce jugement", a déclaré un porte-parole de la régie. Celle-ci "est très attachée à la valorisation de ses espaces qui lui permettent de bénéficier de revenus annexes."

Ces revenus sont destinés à moderniser son réseau. Ils représentent, espaces publicitaires compris, quelque 100 millions d'euros par an, soit l'équivalent de l'achat de 22 rames de métro ou 500 autobus, a affirmé ce porte-parole.

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