La presse internationale s'intéresse aux conséquences de l'affaire DSK sur l'image de l'ex-patron du FMI

La une du Washington Post
La une du Washington Post (AFP-Nicholas Kamm)

En France, remplit les pages des journaux dans l'Hexagone. Mais à l'étranger, la presse ne se cantonne pas à ce nouvel épisode du feuilleton. Elle analyse les conséquences que cette plainte peut avoir sur l'image de Dominique Strauss-Kahn.

En France, remplit les pages des journaux dans l'Hexagone. Mais à l'étranger, la presse ne se cantonne pas à ce nouvel épisode du feuilleton. Elle analyse les conséquences que cette plainte peut avoir sur l'image de Dominique Strauss-Kahn.

La presse anglo-saxonne

Le journal britannique The Guardian fait un bilan des derniers rebondissements de l'affaire. Il met l'accent sur trois aspects. D'abord l'effondrement de l'affaire aux Etats-Unis et la possibilité d'un acquittement de Dominique Strauss-Kahn. Ensuite la dégradation, aux yeux des Français, de l'image de l'ancien patron du Fonds monétaire. Le quotidien cite ainsi : 54 % des personnes interrogées hostiles à une candidature de DSK à la primaire.

Troisième aspect sur lequel le quotidien de centre-gauche met l'accent: le problème des fuites dans les médias, qui ont largement alimenté l'affaire. "Cela fait 35 ans que nous travaillons dans ce secteur mais je n'ai jamais vu autant de fuites pour une affaire donnée. J'ai peur de l'impact que cela pourrait avoir chez les victimes qui n'osent pas porter plainte", se plaint dans le Guardian Susan Xenarios, une des directrices du centre de lutte contre les viols de New York.

Le Washington Post, lui, se concentre sur la plainte déposée par Tristane Banon. Mais surtout sur les conséquences que celle-ci a sur les primaires socialistes. Le journal raconte qu'avec l'effondrement de l'affaire aux Etats-Unis, les socialistes avaient retrouvé l'espoir. Cette nouvelle plainte entache une réputation déjà ternie.

Toujours dans le Washington Post, la journaliste Kathleen Parker tente de calmer les esprits tout en évoquant le côté complètement surréaliste de l'histoire : "Il n"y manque plus qu"une poursuite en voiture. Ou un requin. Nous sommes tellement habitués aux retournements de situation dans de telles histoires que nous pouvons déjà en anticiper la bande-son, les jeux d"ombre et de lumière, le col relevé, les regards assassins échangés dans une salle de tribunal bondée". "Au moins pourrions-nous attendre la fin du procès pour donner notre verdict. Ou mieux encore, attendre la sortie du film", conclue-t-elle.

William Saletan, journaliste à Slate.com, est à contre-courant. En s'attachant aux faits, il analyse les déclarations de Tristane Banon et énumère sept façon de vérifier la version de Banon (et de DSK). La version intégrale en français de l'article est sur Slate.fr.

La presse allemande

Le Spiegel est du même avis que le Washington Post : "La nouvelle plainte pourrait causer des problèmes aux socialistes français". Pour le quotidien allemand en ligne, l'affaire qui se dégonflait aux Etats-Unis était la voie vers la rédemption de DSK. La plainte de Tristane Banon modifie la donne.

La presse hispanophone

Le journal espagnol El Pais se fait écho du témoignage de l'écrivain et journaliste Tristane Banon que donne l'Express. Pour le journaliste Antonio Jiménez Barca, correspondant pour le journal à Paris, on trouve des zones d'ombre dans le récit de Banon.

Il évoque également la montée au créneau des principaux ténors socialistes : "Quand François Hollande, Martine Aubry ou Ségolène Royal sont interrogés, ils commentent l'affaire DSK. Ils ne parlent ni de leur programmes ni de leur projets".

Le journal mexicain de référence El Universal se contente de faire état de la plainte de Tristane Banon sans commenter l'affaire.

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