La distribution des journaux partiellement bloquée par une grève

Un kiosque à journaux, à Toulouse (Haute-Garonne), le 30 mars 2020.
Un kiosque à journaux, à Toulouse (Haute-Garonne), le 30 mars 2020. (JULIE IMBERT / HANS LUCAS / AFP)

Le tribunal de commerce de Paris doit décider ce mardi de l'avenir de la principale messagerie de presse, Presstalis, qui a déposé le bilan en avril.

Les titres de presse régionale, qui ont leurs propres réseaux, ne sont pas affectés. La distribution des journaux nationaux et de certains magazines a été bloquée, mardi 12 mai, dans une grande partie de la France, par les distributeurs de presse, après l'annonce d'un éventuel plan de liquidation des structures locales de Presstalis (ex-NMPP). Les journaux n'ont pas été distribués à Marseille ni à Lyon, mais étaient disponibles à Lille et Paris.

"Grève dans la distribution de la presse en province suite à l'annonce du projet de liquidation de la SAD [Société d’agences et de diffusion, filiale de Presstalis]", a annoncé le Syndicat général du livre CGT sur Twitter, mardi matin. "Pas de PQN [presse quotidienne nationale] ce mardi en dehors de Paris. Les villes ne seront pas desservies en magazines."

Les imprimeries de Gallargues (Gard), Vitrolles (Bouches-du-Rhône), Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Saint-Vulbas (Ain) étaient "bloquées" mardi matin, selon la CGT, et le dépositaire Alliance de Valence (Drôme) a été "envahi". "La lutte ne fait que commencer, on ne lâchera rien", a prévenu la CGT.

Un dépôt de bilan fin avril

Presstalis a déposé le bilan fin avril et doit passer mardi matin devant le tribunal de commerce de Paris. Ce dernier devrait trancher entre une liquidation et un plan de reprise proposé par la coopérative des quotidiens.

Cette offre concerne le siège parisien de Presstalis et ses activités de distribution et de groupage de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Mais pas les dépôts régionaux de la SAD, d'où partent les journaux, dont les structures seraient liquidées. Les conséquences sociales pourraient être énormes pour Presstalis : les plans précédents, plus larges, prévoyaient déjà la reprise de seulement 300 salariés sur 900.

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