La charge du PDG de TF1 contre BFMTV

(Nonce Paolini estime que BFMTV et I-Télé craignent la concurrence de LCI © maxppp)

Après avoir plaidé devant le CSA pour un passage en gratuit de la chaîne LCI au nom du pluralisme, Nonce Paolini estime que les deux autres chaînes d'information "craignent la comparaison". Face aux attaques d'Alain Weill, PDG de NextRadioTV et propriétaire de BFMTV, le PDG de TF1 affirme que "ce n'est pas un patron sérieux".

"Au nom de quoi devrait-on empêcher le public français de bénéficier d'une chaîne d'information supplémentaire comme LCI, une chaîne qui a 20 ans d'âge ? C'est qu'ils craignent plus la comparaison que la concurrence ", clame Nonce Paolini sur France Info dans la chronique Tout et son contraire, diffusée ce mardi 20 mai.

Le patron de TFI a donc décidé de contre-attaquer face aux dirigeants du groupe NextRadioTV et Canal +, propriétaires respectivement de BFMTV et I Télé. Le trio s'est lancé dans une guerre des médias depuis l'été dernier avec un enjeu : le passage ou non à la gratuité de LCI. Pour Nonce Paolini, cette étape au nécessaire au nom du pluralisme des médias. Mais les deux autres s'y opposent farouchement.

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Plus de publicités Bouygues sur BFMTV

Devant le CSA, Alain Weill s'est opposé la semaine dernière à un passage à la gratuité. "Si on donne une chaîne supplémentaire à TF1, premier acteur du marché, qui a déjà 50% du marché publicitaire et 22% de part d'audience, cela n'est pas conforme à la loi sur le pluralisme ", a-t-il martelé. Pour le patron de NextRadioTV, la gratuité de LCI mettrait BFMTV en situation de déficit.

"Il y a longtemps que je n'écoute plus et que ne crois plus ce que dit Alain Weill , rétorque Nonce Paolini au micro de Philippe Vandel. Il nous a expliqué il y a trois ans, quand j'envisageais de passer en clair, qu'il allait vendre son groupe aux Allemands. Maintenant il envisage de licencier si LCI passe en clair et maintenant il envisage aussi d'embaucher mes collaborateurs si LCI ferme. A un moment donné, il faudrait qu'il devienne sérieux ".

Signe supplémentaire des relations tumultueuses entre les groupes TF1 et NextTVRadio, Bouygues, la maison mère de TF1, a retiré toutes ses publicités de RMC et BFMTV, soit "6% de notre chiffre d'affaires ", d'après Alain Weill.

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