VIDEO. "Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL", dit Fleur Pellerin

FRANCE INTER

Invitée de France Inter, la ministre de la Communication était questionnée sur la grève à Radio France.

La grève n'est pas terminée à Radio France, mais sur France Inter, la matinale était tout de même diffusée, lundi 6 avril. Invitée, la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, a plaidé pour le maintien de la "singularité du service public".

"Une mission spécifique"

"Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL", a-t-elle répondu à un auditeur qui l'interrogeait sur sa vision "philosophique et politique" pour Radio France. "Malgré tout le respect que j'ai pour RTL ou pour Europe 1, il y a une mission spécifique de décryptage de l'information, d'accès à la culture" attribuée au service public, a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté que sa "conception du projet d'équilibre, c'est qu'il donne les moyens de retourner à l'équilibre, mais j'ai bien dit à plusieurs reprises que ce qui importe surtout, c'est la vision du service public qui est derrière et le sens donné à la singularité du service public".

Une radio "ambitieuse" mais "plus économe"

En outre, la ministre a répété que le gouvernement avait décidé de stabiliser depuis 2012 la dotation publique de Radio France (environ 650 millions d'euros) au lieu de l'augmenter, car "on peut penser une radio publique ambitieuse" mais "plus économe des deniers publics". "On demande des efforts à tout le monde", a-t-elle plaidé. Elle a aussi réclamé "un grand chantier de modernisation sociale" à Radio France et "une issue au conflit".

Radio France est entré lundi dans son 19e jour de grève, la plus longue de son histoire, et le conflit risque encore de se durcir durant la semaine. Mercredi, le PDG Mathieu Gallet doit présenter lors d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire son plan stratégique, avec plusieurs mesures d'économies qui visent à redresser les comptes plombés de Radio France, en déficit de 21,3 millions d'euros cette année. Parmi les mesures, un plan de réductions d'effectifs est envisagé.

Vous êtes à nouveau en ligne