Grève à Radio France : comment le PDG, Mathieu Gallet, s'est défendu face aux députés

Le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 8 avril 2015.
Le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 8 avril 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le patron du groupe a répondu, mercredi, aux questions de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée, au 21e jour d'un mouvement social qui paralyse les antennes de Radio France.

Au moment même où Mathieu Gallet s'exprimait, l'intersyndicale de Radio France publiait un communiqué intitulé "Ne rien lâcher". Le PDG du groupe a répondu avec assurance aux questions de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée, mercredi 8 avril, au 21e jour de la grève qui paralyse les antennes de Radio France. Francetv info récapitule sa défense.

Sur les polémiques : "Je ne vais pas partir avec le palissandre quand je vais quitter Radio France !"

Mathieu Gallet est revenu sur les différentes révélations du Canard enchaîné ces dernières semaines, à commencer par la coûteuse rénovation de son bureau et de ses boiseries. "Je ne vais pas partir avec le palissandre quand je vais quitter Radio France !", a-t-il ironisé, cité par Pure Médias.

Il s'est également défendu sur ses contrats passés avec des consultants durant son passage à l'INA. "Il y a des contrats qui datent d'avant mon arrivée, a-t-il justifié. Ce n'était pas compliqué d'aller vérifier les sources." Mathieu Gallet a enfin évoqué ses dépenses en communication : "On va faire croire que j'ai dépensé 1 million d'euros en quatre ans en conseils, coiffure et maquillage !"

Sur son projet : "Je ne lâcherai rien sur mes convictions"

Devant la vingtaine de députés qui lui demandaient des comptes, il a défendu fermement ses projets, en particulier le développement du numérique, le rajeunissement des audiences et l'extension du réseau de France Bleu. "Je vais continuer sur ce projet, le défendre, le mettre en place avec les collaborateurs", a-t-il martelé.

Mathieu Gallet a également assuré qu'il ne porterait "pas de plan de départs contraints à Radio France, dans les orchestres ou ailleurs", soulignant que "ce n'est pas la Cour des comptes", auteure de propositions chocs pour redresser le groupe, "qui va faire la stratégie de Radio France". "J'ai encore quatre ans de mandat et pendant quatre ans, je ne lâcherai rien sur [mes] convictions", a lancé le PDG.

Sur ses relations avec les personnels : "Je sais serrer la main et dire 'bonjour'"

"Si cette grève a été utile à quelque chose, c'est à réaliser qu'il y a des problèmes dans le dialogue social, a concédé Mathieu Gallet. On aura peut-être besoin d'une intervention extérieure pour nous aider sur le retissage du dialogue social." Le PDG de Radio France a ainsi laissé la porte ouverte à la nomination d'un médiateur pour sortir du conflit.

Critiqué sur ses relations qu'il entretient avec le personnel de la radio, Mathieu Gallet a reconnu la nécessité pour lui de "fendre l'armure", même s'il n'est "pas quelqu'un de très expansif". "Mais il faut arrêter de penser que je suis quelqu'un de malpoli, s'est-il défendu. Je sais serrer la main et dire 'bonjour', y compris dans les ascenseurs."

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