Grève à Radio France : pas d'avancée avec le médiateur

(Affiches posées sur les vitres de Radio France © Jean-Christophe Bourdillat - Radio France)

Les discussions se sont terminées tard samedi soir, et ont repris en fin de matinée dimanche : le médiateur a présenté un premier texte aux syndicats, qui ont souhaité l'amender ; il est revenu avec de nouvelles propositions, qui n'ont pas convaincu... Radio France est dans son 25e jour de grève aujourd'hui.

La journée a été longue, à Radio France. Commencées à 16h, les discussions avec le médiateur se sont poursuivies jusqu'à 22h30. Sans avancée notable.

Dominique-Jean Chertier s'est présenté devant l'intersyndicale avec un projet de texte d'accord. Mais de nombreux points de blocage ont fait rapidement jour. Il a alors demandé une interruption de séance, pour consulter la direction de Radio France et le ministère de la Culture. Les discussions ont repris en soirée.

"Des avancées en séance, puis la direction recule"

Sans résultat tangible donc : les syndicats ont quitté la table avec de nouvelles propositions. Un texte "qui ne va pas beaucoup plus loin que ce que nous avions jusqu'à présent" , commentait Philippe Ballet, délégué Unsa à Radio France.

Pour SUD et la CFDT, les pistes du médiateur sont "en deçà de ce qui avait été déjà négocié" avec la direction de Radio France. "Il y a des avancées en séance et puis la direction recule" , estime Jean-Erik Ziolkowski, de la CFDT. Pourquoi ? Pour Jean-Paul Quennesson, délégué SUD, "la direction fait tout pour faire échouer cette médiation" .  La direction ne fait aucun commentaire. Bref, après l'euphorie des premiers instants, les syndicats déchantent un peu. Eux qui saluaient la reprise du dialogue, qui se félicitaient que ça aille vite, sont pour l'heure un peu déçus. Comme le racontait Philippe Ballet, le seul à avoir accepté de parler samedi soir, "on craint que la médiation ne nous permette pas de sortir de la crise" .

Philippe Ballet, délégué Unsa à Radio France, craint que la médiation ne permette pas de sortir de la crise
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