France Télévisions : la motion de défiance envers Michel Field adoptée à 65,14%

Michel Field, le 7 juin 2014 sur le plateau de l\'émission \"Vivement dimanche\" de France 2.
Michel Field, le 7 juin 2014 sur le plateau de l'émission "Vivement dimanche" de France 2. (MAXPPP)

Les journalistes du groupe public entendaient protester, entre autres, contre "le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l'info".

Les journalistes de France Télévisions ne font plus confiance à Michel Field pour diriger l'information du groupe. Invités par les sociétés des journalistes de France 2, France 3 et francetv info à se prononcer mardi 19 avril sur une motion de défiance contre le directeur de l'information, les journalistes l'ont approuvé à 65,14 %. 18,26 % l'ont désapprouvée, et 16,6 % ne se sont pas prononcés. Le taux de participation s'est établi à 67,65 %.

Les différentes rédactions entendaient protester, entre autres, contre "le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l'info", dont Libération s'était fait l'écho jeudi. "Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l'arrêt de la fusion [des rédactions nationales], France 2 la défense de ses magazines, et francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d'offrir au public une offre diversifiée", avait souligné la SDJ de France 3 dans un mail envoyé lundi aux journalistes de la chaîne.

Michel Field ne démissionnera pas

Dans un entretien paru samedi dans Le Parisien, Michel Field avait déjà annoncé qu'il ne démissionnerait pas de son poste, quel que soit le résultat du scrutin. "Quand il y a une motion de défiance, c'est un singulier rappel à l'ordre (...) On écoute ce que cela veut dire et on y répond", avait indiqué l'ancien journaliste, nommé en décembre à la tête de l'information du groupe public. Michel Field, nommé en décembre à la tête de l'info, a reconnu certaines erreurs : "Il s'agit de tisser un lien que je n'ai pas su tisser à mon arrivée [en décembre 2015]. J'hérite d'une immensité de dossiers simultanés", s'est-il justifié.

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