Audiovisuel public : moins de chaînes, plus de numérique

FRANCE 2

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a dévoilé ce lundi 4 juin au matin les grandes lignes de la réforme de l'audiovisuel public, mais sans préciser de chiffres pour le moment.

L'audiovisuel public est en pleine refonte : une dizaine de chaînes de télévision, une cinquantaine de stations de radio, regroupées en six entités, dont France Télévisions, et Radio France ; 17 000 salariés, et près de 4,5 milliards de budget annuel. Un groupe que l'exécutif veut réformer. La ministre de la Culture Françoise Nyssen en dévoilait ce lundi 4 juin au matin les contours. Premier chantier, moderniser l'offre, avec 150 millions d'euros de plus pour le numérique, sans rallonge budgétaire.

France Ô pourrait disparaître

Autre grand axe de la réforme, la suppression de France 4 : la chaîne jeunesse ne sera plus que sur internet, mais aussi une réflexion sur l'avenir de France Ô, qui pourrait disparaître, et la multiplication par trois des heures dédiées aux programmes régionaux sur France 3. France Télévisions, le plus grand groupe de l'audiovisuel public, devrait être aussi le plus impacté. De quoi inquiéter les syndicats, qui redoutent un nouveau plan d'économie : "Dans une entreprise qui est déjà à l'os, on le sait - on est déjà soumis à un plan d'économies drastiques, avec le non-remplacement d'un départ en retraite sure deux d'ici 2020 - et avec des tensions très fortes dans la plupart des secteurs, on comprend bien que ça va encore s'aggraver", analyse Marc Chauvelot, secrétaire général SNFT - CGT France Télévisions. Un rapport précisant les modalités de la réforme est attendu d'ici cet été avant d'ouvrir pour 2019 le chantier de la redevance.

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