Audiovisuel public: "Je n'ai pas dit 'entreprise unique'" assure Franck Riester

FRANCE INTER

Le nouveau ministre de la Culture Franck Riester s'est exprimé sur la réforme de l'audiovisuel public sur France Inter mardi. 

"Je n'ai pas dit 'entreprise unique', j'ai dit que nous avions besoin d'avoir un dispositif public répondant à la révolution des attentes de nos compatriotes", a déclaré mardi 23 octobre sur France Inter Franck Riester, le ministre de la Culture, interrogé sur la réforme de l'audiovisuel public. 

"Nous avons besoin d'avoir un audiovisuel public fort"

Franck Riester a souligné l'importance d'un partenariat entre France Télévisions et Radio France face à la "révolution des usages". "Tous les groupes publics et privés s'organisent pour tenir compte de ces évolutions. Et ils s'organisent comment ? En se rapprochant, en travaillant davantage ensemble, en mutualisant les moyens pour mobiliser le maximum de ressources, de moyens, vers les publics, vers les spectateurs, vers les auditeurs, et donc vers les internautes. Il faut absolument se rapprocher", a estimé le ministre de la Culture. 

Selon lui, "nous avons besoin d'avoir un audiovisuel public fort, ambitieux, qui réponde aux demandes de nos compatriotes, en matière d'accès à la culture, en matière d'accès à l'information."

190 millions d'euros d'économies d'ici 2022

Sur l'antenne de France Inter, le ministre a confirmé les 190 millions d'euros d'économies demandés à l'audiovisuel public d'ici à la fin du quinquennat, dont 160 millions d'euros pour France Télévisions, "c'est dans le schéma budgétaire prévu". Mais selon lui, il ne faut "surtout pas entrer sur les questions de réforme de l'audiovisuel public uniquement sur le champ budgétaire. L'enjeu, c'est comment on va pouvoir se doter d'un dispositif public dans l'audiovisuel qui réponde à la révolution des usages, à la révolution numérique."

Concernant la publicité sur les antennes, "il faut qu'on entende la différence", a dit Franck Riester. "Je rappelle quand même le slogan de France Inter, qui était 'écoutez la différence', et cette différence, on l'entend aussi par l'absence de publicité. Je pense que le modèle actuel, qui mixe publicité et redevance, sur le temps long, mérite d'évoluer et de revenir à des fondamentaux qui me paraissent essentiels", a-t-il conclu. 

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