Christine Ockrent dément toute implication dans une affaire d'espionnage de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF)

Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac, en novembre 2006.
Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac, en novembre 2006. (AFP)

Elle a annoncé samedi, par la voix de son avocat, qu'elle allait porter plainte contre Marianne qui publie dans son dernier numéro un dossier sur cette affaire.Le site point.fr avait révélé qu'une proche collaboratrice de Mme Ockrent, Candice Marchal, avait été mise à pied dans une affaire de piratage informatique.

Elle a annoncé samedi, par la voix de son avocat, qu'elle allait porter plainte contre Marianne qui publie dans son dernier numéro un dossier sur cette affaire.

Le site point.fr avait révélé qu'une proche collaboratrice de Mme Ockrent, Candice Marchal, avait été mise à pied dans une affaire de piratage informatique.

Alors qu'une plainte contre X a été déposée début octobre par le PDG de l'AEF, Alain de Pouzilhac, les enquêteurs ont découvert sur le disque dur de Candice Marchal, 2,5 millions de fichiers provenant des ordinateurs de différents dirigeants du groupe. Cette salariée, selon Le Point, a "bénéficié de la complicité d'un prestataire informatique, Thibault de Robert, qui lui a donné les codes des serveurs de l'AEF".

Toujours selon Le Point, ce prestataire, dont le recrutement a été recommandé par Mme Ockrent, a longtemps travaillé pour le compte de BK Conseil, la société de conseil de Bernard Kouchner.

L'AEF qui n'a pas souhaité s'exprimer a précisé jeudi que "l'enquête de police suivait son cours".

Ambiance tendue au sommet de France 24
Ces derniers mois, les relations entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent se sont tendues. Le directeur de la rédaction, Vincent Giret, un proche de Christine Ockrent, avait été mis à pied en septembre. Quelques jours plus tard, le directeur adjoint, Albert Ripamonti, était parti pour i-TELE car Christine Ockrent aurait refusé de le promouvoir à la direction de la rédaction.

"La guerre des chefs n'a jamais existé", avait pourtant affirmé le mois dernier M. de Pouzilhac expliquant avoir "corrigé certaines dérives chez France 24".

L'Intersyndicale de France 24 a démandé jeudi à être reçue par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent "afin qu'ils présentent leur version des faits".

"En fonction des réponses de la direction, l'Intersyndicale décidera de l'opportunité de demander à la tutelle de prendre les décisions qui s'imposent pour mettre fin à cette crise qui dure depuis trop longtemps", ajoute-t-elle.