Un dessin de "Charlie Hebdo" sur le séisme en Italie fait polémique

Un homme lit \"Charlie Hebdo\" à la terrasse d\'un café, le 6 janvier 2016, à Nice (Alpes-Maritimes).
Un homme lit "Charlie Hebdo" à la terrasse d'un café, le 6 janvier 2016, à Nice (Alpes-Maritimes). (ERIC GAILLARD / REUTERS)

La publication par l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo d'un dessin sur les victimes du tremblement de terre, qui a fait près de 300 morts dans le centre de la péninsule fait polémique en Italie. 

Difficile d"'être Charlie" pour les Italiens. La publication par Charlie Hebdo d'un dessin sur les victimes du tremblement de terre du 24 août, qui a fait près de 300 morts dans le centre de la péninsule, déclenche une polémique en Italie. "Ces dessins sont répugnants", juge vendredi 2 septembre le ministre de la Justice italien, Andrea Orlando, après une série de réactions plus ou moins indignées sur les réseaux sociaux.

"Je ne crois pas utile d'aller au-delà dans les commentaires parce que je crois qu'on produit ainsi exactement l'effet recherché (...), c'est-à-dire créer un scandale et donc une discussion et attirer l'attention des médias", ajoute le ministre. Le président du Sénat, Pietro Grasso, affirme de son côté "respecter la liberté de la satire, de l'ironie". Mais il précise : "Je peux dire aussi que j'ai la liberté de dire que tout cela est dégoutant". 

"Ne jouez pas avec les morts des autres"

La polémique a commencé à monter, principalement sur les réseaux sociaux, après la publication par l'hebdomadaire satirique français de ce dessin montrant des victimes du séisme, ensanglantés avec les mention "penne sauce tomate" et "penne gratinées" ou encore écrasés par les débris de leurs maisons sous le titre "lasagnes""Et maintenant je voudrais les voir tous les 'je suis Charlie'" italiens", a réagi sur Twitter Ciro Pellegrino. "Honte, ne jouez pas avec les morts des autres", écrit de son côté, en français, Alessandro Urso.

De son côté, l'ambassade de France à Rome s'est fendu d'un communiqué : "Les opinions exprimées par les journalistes sont libres. (...) Le dessin de Charlie Hebdo ne représente en rien la position de la France".