Charlie Hebdo: Franck Riester annonce une "maison du dessin de presse et satirique"

La fresque rassemblant les dessinateurs de Charlie Hebdo tués dans l\'attentat du 5 janvier 2015
La fresque rassemblant les dessinateurs de Charlie Hebdo tués dans l'attentat du 5 janvier 2015 (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

À l'occasion du cinquième anniversaire de l'attentat contre Charlie Hebdo, le ministre de la Culture souhaite "valoriser" ce mode d'expression alors que des "menaces" pèsent toujours sur les dessinateurs dans le monde.

"Ce projet, pensé et voulu par Georges Wolinski, a pour objectif de concevoir un lieu de rencontres permettant la création, la valorisation et la promotion du dessin de presse et du dessin satirique ainsi que l'accompagnement de ses créateurs", a annoncé mardi le ministre de la Culture.

Franck Riester a demandé à Vincent Monadé, dont le mandat à la tête du Centre National du Livre (CNL) prendra fin prochainement, de lui présenter avant la fin mai "des propositions permettant à la France de se doter de ce lieu unique et singulier". "J'ai la conviction que nous avons besoin d'un lieu de rencontre, de formation et d'exposition dédié au dessin de presse et au dessin satirique comme l'avait souhaité Georges Wolinski", dessinateur de Charlie Hebdo tué lors de l'attentat du 7 janvier 2015.

"Menaces récurrentes sur les dessinateurs de presse dans le monde"

"Fait pour rire et informer, souvent irrévérencieux, le dessin de presse est dans nos sociétés une puissante forme d'expression et de créativité au service de l'indépendance des médias et donc de la vitalité de nos démocraties", a-t-il estimé. Franck Riester a relevé "les menaces récurrentes qui continuent de peser sur les dessinateurs de presse dans le monde, la censure qu'ils subissent ou qu'ils s'imposent".

Des cérémonies ont eu lieu mardi en hommage aux 17 victimes des attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, point de départ d'une vague d'attentats jihadistes en France. Le 7 janvier 2015, les frères jihadistes Saïd et Chérif Kouachi tuaient 11 personnes, dont Wolinski, au siège parisien du journal satirique.

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