"Charlie Hebdo" : des armes achetées en Belgique par Amedy Coulibaly ?

Capture d\'écran d\'une vidéo d\'Amedy Coulibaly, publiée le 11 janvier 2015.
Capture d'écran d'une vidéo d'Amedy Coulibaly, publiée le 11 janvier 2015. (AP / SIPA)

Un journal belge affirme, mercredi, que des armées utilisées par les frères Kouachi ont été achetées en Belgique.

D'où vient l'arsenal utilisé lors des attentats qui ont fait 17 morts à Paris ? Une partie des armes utilisées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont été achetées en Belgique, ont affirmé, mercredi 14 janvier, plusieurs médias belges.

"La kalachnikov et le lance-roquettes utilisés par les frères Kouachi ont été achetés par Coulibaly aux alentours de la gare du Midi, à Bruxelles, pour moins de 5 000 euros", selon journal La Dernière Heure, citant "de très bonnes sources". Le quotidien populaire ajoute que "le fusil mitrailleur de type Scorpio que possédait Amedy Coulibaly lors de la prise d'otage de la porte de Vincennes vient de Bruxelles", selon les mêmes sources.

Une simple "hypothèse" ?

Un porte-parole du parquet fédéral belge, chargé des questions de terrorisme, n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat. Le quotidien flamand De Standaard estime que l'achat d'armes en Belgique "n'est qu'une hypothèse". Elle s'appuie sur le fait que, selon le site Mediapart, Coulibaly, l'un des frères Kouachi et Djamel Beghal, figure de l'islamisme radical français, avaient tenté d'acheter des armes en Belgique, en 2010, dans le but d'organiser l'évasion de l'islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem.

Par ailleurs, un Belge "connu de la justice pour divers trafics" a été inculpé, mercredi, pour trafic d'armes et placé sous mandat de dépôt, a indiqué l'agence de presse Belga, citant le parquet fédéral, en charge de l'enquête. Le parquet a précisé qu'il était en contact avec les autorités françaises dans le cadre de cette affaire.

Un habitant de Charleroi en contact avec Coulibaly

Cet habitant de Charleroi, dans le sud du pays, s'était présenté, mardi, à la police, en affirmant avoir eu "ces derniers mois" des contacts avec Amedy Coulibaly. Le trafiquant a expliqué qu'Amedy Coulibaly désirait se procurer une voiture et qu'il avait escroqué le Français lors de la transaction. Ayant pris peur après les attentats de Paris, il a voulu informer la police.

Les enquêteurs ont effectué une perquisition à son domicile et trouvé des documents prouvant un marchandage relatif à ce véhicule, mais aussi des documents faisant état d'une négociation avec le tueur français à propos d'armes et de munitions. "Il était notamment question d'un calibre peu courant, qui correspond au pistolet Tokarev que détenait Amedy Coulibaly" lors de l'attaque de la supérette, selon Belga.

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