Après ses propos contre les policiers, Yann Moix "regrette" ses mots "grossiers"

Yann Moix, écrivain et réalisateur, le 6 mars 2018 à Calais (Pas-de-Calais).
Yann Moix, écrivain et réalisateur, le 6 mars 2018 à Calais (Pas-de-Calais). (MAXPPP)

Les déclarations du chroniqueur et écrivain ont suscité plus de 2 000 plaintes de téléspectateurs auprès du CSA, mais aussi de syndicats de policiers et d'une association de femmes de policiers.

Il dit "regretter des mots grossiers". Le chroniqueur et écrivain Yann Moix est revenu, mardi 25 septembre sur LCI, sur ses propos contre les policiers, tenus sur C8, dans l'émission "Les Terriens du samedi". "Si vous venez dire ici que les policiers ont peur, vous savez bien que la faiblesse attise la haine : dire que vous chiez dans votre froc, alors que vous faites un métier qui devrait prendre cette peur en compte..." avait lancé Yann Moix, sans terminer son raisonnement.

Yann Moix a tenu ces propos lors de l'émission de Thierry Ardisson, qui avait invité le journaliste Frédéric Ploquin, venu présenter son livre La peur a changé de camp, et deux policiers venus témoigner. Il a également accusé les policiers de se "victimiser à longueur d'émission de télévision" alors que leurs "cibles préférées sont les pauvres et les milieux défavorisés"Ces déclarations ont suscité plus de 2 000 plaintes de téléspectateurs auprès du CSA, mais aussi de syndicats de policiers et d'une association de femmes de policiers. Certains syndicats envisageaient également de déposer une plainte au pénal.

"C'est jamais bien les mots grossiers"

Yann Moix s'est justifié mardi matin : "Je disais avec des mots grossiers que je regrette, parce que c'est jamais bien les mots grossiers (...), que la police n'a pas à venir dire sur les plateaux qu'elle a peur puisque le signal envoyé n'est pas le bon pour être respecté." En revanche, il ne varie pas sur le fond. "Les policiers ont le droit de porter plainte. Je préfère que la justice s'en mêle et que des plaintes soient déposées plutôt que de me faire invectiver ou menacer".

Après ses propos prononcés samedi, des syndicats de policiers lui ont également proposé de venir patrouiller avec eux, pour saisir la réalité du terrain. "Toutes les demandes que j'ai faites au ministère de l'Intérieur pour aller patrouiller auprès des policiers sont toujours restées lettres mortes", a rétorqué Yann Moix mardi.

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