Alain Weill, dirigeant d'Altice, va prendre le contrôle de "L'Express"

Le PDG d\'Altice, Alain Weill, le 9 octobre 2018 à Paris.
Le PDG d'Altice, Alain Weill, le 9 octobre 2018 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

L'hebdomadaire avait été racheté en 2015 par le groupe de Patrick Drahi, qui conservera une participation minoritaire dans le magazine.

"C'est un projet radical, je ne vais pas dire que c'est celui de la dernière chance, mais il faut prendre le taureau par les cornes." Alain Weill, le PDG d'Altice France, va prendre le contrôle à titre personnel de L'Express. Le groupe de Patrick Drahi, qui avait racheté l'hebdomadaire en 2015, conservera une participation minoritaire dans le magazine.

Alain Weill, bras droit de Patrick Drahi en France et homme de médias (il a racheté RMC et lancé BFMTV, avant de revendre son entreprise NextRadioTV à Altice), a annoncé, mardi 12 février, vouloir mettre en œuvre un "projet de transformation" pour ramener l'hebdomadaire, lourdement déficitaire, à l'équilibre dès 2020.

Nouvelle ligne éditoriale et plan d'économies

Le dirigeant, qui conservera ses fonctions chez Altice, a dit vouloir "revenir aux fondamentaux" de L'Express. Alors que sa mission d'origine était de "dire aux Français la vérité pour qu'ils obligent la société à se transformer", il veut doter L'Express d'une nouvelle ligne éditoriale consistant à "porter le débat pour que les Français transforment la France".

Cela passera par une refonte en profondeur, éditoriale et commerciale, et un plan d'économies incluant la suppression d'une quarantaine de postes, sur un total de 180 salariés (dont 127 journalistes). Cette réduction des effectifs devrait s'effectuer principalement via l'ouverture d'une clause de cession, qui permettra des départs volontaires dans la rédaction.

L'hebdomadaire, a-t-il précisé, a perdu 10 millions d'euros en 2018, soit le quart de son chiffre d'affaires, et a vu ses ventes chuter de 40% en quatre ans, à environ 244 000 exemplaires en moyenne au 3e trimestre 2018, d'après l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Mais ses ventes numériques commencent à décoller, avec 23 000 abonnés fin 2018.

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