Agression sexuelle sur sa fille : Woody Allen se défend

(Charles Platiau Reuters)

Dans le New York Times, ce samedi, Woody Allen prend la plume pour démentir longuement les accusations d'agression sexuelle sur sa fille adoptive âgée de 7 ans. C'est une affaire qui date de 1992, dans laquelle le cinéaste n'a jamais été mis en cause par la justice. Il y a quelques jours, Dylan Farrow portait pour la première fois des accusations publiques précises.

"Je sais que c'est ma parole contre la sienne ".
Ainsi se terminait la semaine dernière la lettre de Dylan Farrow dans le New
York Times
. Le cinéaste répond donc dans le même journal. Et il accuse plus
qu'il ne se défend.

En quelques mots évidemment, il dément, "bien sûr, je
n'ai pas abusé de Dylan. Des psychiatres à l'époque l'avaient d'ailleurs affirmé.
Jamais personne d'autre ne m'a reproché de tels actes
".

Mais l'essentiel de son propos est dirigé vers son ex-femme Mia
Farrow. Il suggère qu'elle est à l'origine de cette lettre comme des premières
accusations. "Tant qu'on était ensemble, écrit-il, elle n'avait rien à me
reprocher
".

Comme devant un juge aux affaires familiales

Tout y passe en fait comme devant un juge aux affaires
familiales : les mensonges à répétitions, l'aventure avec Franck Sinatra, la manipulation
des enfants... On est plus dans un film de Woody Allen, on est dans une
téléréalité qui n'en finit pas.

C'est le Golden globe d'honneur décerné au cinéaste qui a
relancé cette affaire 20 ans après.

"Mon tourment a été aggravé par Hollywood, écrivait
Dylan Farrow. Tout le monde ou presque a fermé les yeux. "

"Je ne m'exprimerai plus sur ce sujet. Trop de gens ont
souffert
" conclut pour sa part Woody Allen.

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