Loi Travail : deux nouvelles journées de mobilisation les 17 et 19 mai

(La manifestation de ce mardi devant l'assemblée nationale était particulièrement encadrée par les CRS © Anne Lamotte / Radio France)

A peine les rassemblements terminés ce mardi soir à Paris et dans plusieurs villes de France, les sept syndicats opposés à la loi Travail ont annoncé deux nouvelles journées d'actions la semaine prochaine.

L'intersyndicale composée de la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l'UNEF, l'UNL et la FIDL s'est réunie ce mardi soir et a convenu d'"amplifier la mobilisation face au déni de démocratie" que constitue le recours au 49-3 pour imposer le projet de loi Travail à l'Assemblée. Dans un communiqué, les organisations syndicales appellent à de nouvelles journées de mobilisation les mardi 17 et jeudi 19 mai, en plus de la journée déjà prévue ce jeudi 12 mai. Et les syndicats n'écartent pas d'autres initiatives pour les semaines à venir, "y compris une manifestation nationale. 

Des manifestations tendues ce mardi soir 

Ce mardi soir, plusieurs rassemblements ont eu lieu à Paris et dans plusieurs villes de France, quelques heures après que Manuel Valls ait annoncé que le gouvernement allait recourir au 49.3 pour faire voter la loi Travail. A Paris, une manifestation devant l'assemblée nationale a rassemblé, selon la préfecture, environ 500 manifestants particulièrement encadrés par une trentaine de cars de CRS et de gendarmerie. Les manifestants ont été repoussés à coups de gaz lacrymogènes. Sur certaines pancartes, on pouvait lire : "L'eau bout à 100 degrés, la France à 49.3". 

A Toulouse, deux jeunes manifestants ont été blessés à la tête ainsi qu'un policier lors d'un rassemblement contre le 49.3 qui a réuni 2.000 personnes, selon la CGT. Les manifestants ont scandé des slogans tels que "Cette société-là, on n'en veut pas".

A Lyon, ils étaient 500 sur la place des Terreaux. Presque autant à Nantes où un défilé a été organisé en direction de la préfecture. Le rassemblement a quelque peu dégénéré. Et les CRS ont dû repousser les manifestants. 

 A Tours, une partie de l'après-midi, les opposants à la loi Travail ont bloqué la circulation des bus et tramways. Enfin, à Grenoble, un millier de personnes ont défilé derrière le slogan "Grenoble soulève-toi". En milieu de soirée, les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène. 

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