La loi Macron va rééquilibrer les salaires entre routiers français et étrangers

FRANCE 2

Les transporteurs routiers étrangers devront bientôt être payés minimum au Smic dès lors qu'ils travaillent en France, selon une mesure de la loi Macron.

L'un des 200 textes de la loi Macron porte sur un point sensible pour les transporteurs routiers. Pour ces derniers, c'est une petite victoire : leurs concurrents étrangers devront bientôt être payés minimum au Smic dès lors qu'ils travaillent en France.

C'est la fin annoncée de ce qu'on appelle le cabotage. Exemple : un chauffeur polonais qui livre des marchandises en Espagne peut effectuer, au retour, des livraisons en France avec son salaire polonais. Maximum autorisé : trois déchargements en sept jours. Une concurrence jugée déloyale par les transporteurs français.

"Cette mesure n'est pas suffisante"

Les écarts de salaires sont importants. Primes comprises, un routier français gagne en moyenne 2 595 euros par mois, quand un routier polonais gagne 1 428 euros et un routier hongrois 1 290 euros. Désormais, en cas de contrôles, tous devront montrer des justificatifs de rémunérations et indiquer la localisateur de leur employeur.

"La mesure va permettre de réduire en partie les distorsions de concurrence (...) mais cette mesure n'est pas suffisante pour régler tous les problèmes de compétitivité", confie à France 2 Nicolas Paulissen, de la Fédération nationale des transporteurs routiers.

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