"La réforme, on ne la joue pas aux dés", dit Macron

Le ministre de l\'Economie, Emmanuel Macron, s\'exprime à l\'Assemblée nationale, le 17 février 2015, à Paris.
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, s'exprime à l'Assemblée nationale, le 17 février 2015, à Paris. (JACQUES BRINON/AP/SIPA)

Après l'annonce du recours à l'article 49.3 pour l'adoption de la loi Macron, l'UMP a déposé, mardi soir, une motion de censure contre le gouvernement de Manuel Valls.

La semaine s'annonce périlleuse pour le gouvernement. Après l'annonce surprise par Manuel Valls du recours à l'article 49.3 de la Constitution pour l'adoption de la loi Macron, l'opposition a indiqué, mardi 17 février, qu'elle déposerait une motion de censure contre le gouvernement. Cette motion, déjà soutenue par l'UDI et le Front de gauche, devrait être débattue jeudi soir.

Le gouvernement passe en force. Face au risque d'un rejet par l'Assemblée du projet de loi "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques", Manuel Valls a décidé, à l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire à l'Elysée, de passer par la procédure prévue à l'article 49 alinéa 3. "La réforme, on ne la joue pas aux dés, on la fait passer", a expliqué le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, au 20 heures de France 2.

L'UMP riposte avec une motion de censure. "Si vous utilisez le 49.3, nous vous opposerons une motion de censure", comme le prévoit la Constitution, avait prévenu Christian Jacob, chef de file des députés UMP. Si cette motion de censure est adoptée, le gouvernement sera contraint de démissionner.

Un débat jeudi soir ? La motion de censure déposée par l'UMP dénonce "le passage en force" du gouvernement. L'UDI et le Front de gauche a annoncé qu'ils voteraient cette motion. Le texte devrait être soumis au vote jeudi soir. S'il est rejeté, le projet de loi sera considéré comme adopté en première lecture.

Vous êtes à nouveau en ligne