L’importation d’ivoire sculpté interdit en Chine

(© LANDOV/MAXPPP)

Dénoncé à cause de son marché florissant, la Chine a interdit l’importation d’ivoire sculpté durant un an. Mais il ne concerne qu'une infime partie du commerce quand les défenses et l'ivoire brut représentent 90% de saisies.

L’influence du Prince Williams semble avoir porté ses fruits. En visite dès samedi en Chine, le duc de Cambridge mène en ce moment une campagne active contre la contrebande liée au braconnage des animaux sauvages.

Longtemps critiqué, Pékin veut montrer patte blanche et a décidé d’interdire l’importation d’ivoire sculpté durant un an. " Le nombre d'affaires de contrebande d'espèces sauvages en Chine a chuté de 70% l'an dernier  " a affirmé Meng Xianlin, directeur de l'administration gérant le commerce des " espèces menacées ", au journal officiel China Daily. 

 

Cette annonce faite sur l’ivoire sculptée ne devrait pas chambouler le marché. La Chine est le premier consommateur mondial d’ivoire issue de la contrebande, dont les ventes sont légales mais encadrées. Selon des chiffres de la Convention sur la protection des espèces en danger, le commerce sur les défenses et l’ivoire brut représente 90% des saisies.

De 550 euros le kilo en 2010 à plus de 1500 euros aujourd’hui

Chaque année, entre 800 et 900 affaires en lien avec la contrebande d’ivoire sont révélés en Chine. Dans un rapport paru en décembre dernier, l'ONG environnementale Save the Elephants comptait à plus de 100 000 le nombre d’éléphants tués entre 2010 et 2012. Même si la Chine a signé la Convention sur la protection des espèces en danger stipulant l’interdiction de la négociation internationale, le prix de l’ivoire brut a flambé ces dernières années. Il est passé de 550 euros le kilo en 2010 à plus de 1500 euros aujourd’hui.

Le massacre des éléphants pour la contrebande d’ivoire pourrait amener les pachydermes à disparaitre d’ici une génération. Principal fournisseur, le Tanzanie a perdu 10.000 éléphants en 2013.