Les ministres des Finances de la zone euro plancheront le 3 juillet sur le dossier grec

(AFP/Georges Gobet)

"J'ai décidé de convoquer l'Eurogroupe en réunion extraordinaire le dimanche 3 juillet", a affirmé lundi Jean-Claude Juncker, président de ce regroupement.D'ici là, il a émis l'espoir que le Parlement grec aura adopté le nouveau plan d'austérité du gouvernement socialiste grec.

"J'ai décidé de convoquer l'Eurogroupe en réunion extraordinaire le dimanche 3 juillet", a affirmé lundi Jean-Claude Juncker, président de ce regroupement.

D'ici là, il a émis l'espoir que le Parlement grec aura adopté le nouveau plan d'austérité du gouvernement socialiste grec.

Il entend aussi qu'à cette date les grandes lignes du nouveau plan de prêts à long terme pour la Grèce, en cours de discussion, seront arrêtées.

Lundi, les marchés étaient toujours affectés par les problèmes liés à la Grèce. L'euro était lui aussi en recul. Au-delà de la Grèce, c'est une contagion à d'autres pays de la zone euro, comme l'Italie qui pourrait voir prochainement sa note dégradée par Moody's, qui fait trembler les marchés financiers.

La Commission européenne a confirmé lundi à la mi-journée que la mission se rendrait à Athènes dès mardi et qu'elle y resterait jusqu'à mercredi au moins pour une "mission technique". Des sources gouvernementales grecques avaient auparavant indiqué à Reuters qu'une rencontre entre les inspecteurs de la mission et le nouveau gouvernement grec aurait lieu mardi ou mercredi, notamment sur les questions liées aux réformes fiscales.

A Luxembourg, la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter a expliqué que les ministres avaient été informés par leur homologue grec Evangelos Venizelos qu'Athènes prendrait des décisions qui impliqueraient des changements dans les mesures agréées avec l'UE et le FMI.

Pendant qu'Athènes essaye de trouver une majorité pour son plan d'austérité, les Européens, de leur côté, discutent toujours des modalités d'intervention des banques privées dans la poursuite du financement de la dette grecque après la rencontre Sarkozy-Merckel.

En Allemagne, cette question continue à faire débat: "la coalition (gouvernementale allemande) est d'accord pour approuver l'aide financière à la Grèce à condition d'un engagement suffisant de la part de créanciers privés, et nous nous y tiendrons", a dit Klaus-Peter Flosbach, porte-parole de la CDU pour les questions de finances. "Nous voulons que leur participation soit aussi importante que possible et le gouvernement doit négocier dans cette direction", a-t-il déclaré au site internet du journal Handelsblatt.

Par ailleurs, les Européens se sont mis d'accord sur le fait d'augmenter la capacité effective de prêt du FESF à 440 milliards d'euros via un relèvement des garanties apportées par les membres de la zone euro.

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