Les chantiers parisiens vont-ils manquer de béton ?

(Les batiments de la centrale a beton de la societe "Holcim" (Holcim Ltd.) du Port de Tolbiac (illustration) © Sipa)

60% des usines à béton implantées sur les berges de la capitale ne sont plus livrées en granulats : du fait de la crue, la plupart d’entre elles sont à l’arrêt.

Cette pénurie de béton, c'est la conséquence de la crue de la Seine qui empêche les bateaux de décharger leurs matériaux. Le préjudice pourrait s'élever à plusieurs millions d'euros pour les fabricants, estime Arnaud Colson, vice-président de l'Union nationale des industries carrières et matériaux de construction.

80% des usines alimentées par voie d'eau 

"80% des usines de béton sont alimentées par voie d’eau : le jour où l’on ne peut plus les alimenter, ces dernières ferment purement et simplement,  ce qui est progressivement le cas aujourd’hui puisque 60% des usines de béton implantées à Paris ne sont plus alimentées et donc à l’arrêt. Si les crues continuent, on peut penser que la totalité des usines de béton seront arrêtées. On peut effectivement subtiliser la voie fluviale par des camions, mais comme les usines sont implantées sur les berges de la Seine, et donc les pieds dans l’eau, elles sont parfois inaccessibles",  explique-t-il.

Des millions d'euros de préjudice

Selon Arnaud Colson, si les usines restent à l'arrêt jusque lundi, le préjudice, pour les fabricants de béton prêt à l’emploi et les fabricants de granulats, pourrait s'élever à plusieurs millions d’euros.