Les banques doivent faire des efforts

(Radio France © France Info)

Lors de ses vœux aux forces économiques à Vesoul, Nicolas Sarkozy a justifié son choix d’aider les banques et les entreprises françaises mais il réclame aussi des contreparties notamment de suspendre les bonus en 2009.

Les parachutes dorés pour des dirigeants d’entreprise en crise, des dividendes toujours plus gros pour les actionnaires alors que les entreprises délocalisent: c’est fini ! En tous cas, c’est ce que Nicolas Sarkozy aimerait laisser comme message après la présentation de ses vœux aux forces économiques.

_ Devant un parterre de dirigeants d’entreprises, le président a expliqué que tous ses efforts pour aider le système financier français ne sont pas gratuits. Certes, l’Etat a prêté 300 millions d’euros aux banques françaises mais ce sera pour en récupérer 800 millions. En contrepartie, iI a également demandé, à leurs dirigeants de suspendre cette année leur bonus. Il estime que c’est la moindre des choses. Il a même menacé de légiférer si les recommandations du Medef et de l’Afep (association française des entreprises privées) sur les rémunérations des patrons n’étaient pas appliquées à la fin de premier trimestre.

Il promet d’étudier la possibilité d’une nouvelle intervention en faveur des banques mais assortie de trois nouvelles contreparties, sur le financement de projets précis, sur les dividendes versés aux actionnaires et en matière de rémunérations des dirigeants.

_ On attendait les mesures concrètes pour relever le secteur automobile de la crise. D’autant que le chef de l’Etat avait visité le matin même le site de PSA à Vesoul. Il a promis beaucoup d’argent pour le secteur et pour que les entreprises restent en France. Après une sortie très cinglante sur les 35h, il a renvoyé aux états généraux de l’automobile de mardi prochain.

_ Par ailleurs, le chef de l’Etat s’en est pris vivement au syndicat Sud Rail qu’il a traité d’ "irresponsable" après la grève de mardi et la fermeture de la Gare St Lazare provoquant des complications de trajet pour 450 000 voyageurs.

Anne-Laure Barral avec agences