Légère croissance du PIB au second trimestre

La ministre de l\'Economie, Christine Lagarde, a dit s\'attendre à un \"chiffre positif\" pour la fin de l\'année.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a dit s'attendre à un "chiffre positif" pour la fin de l'année. (© France 2)

Avec un produit intérieur brut en hausse de 0,3% au 2e trimestre, la France met fin à un an de récession

Avec un produit intérieur brut en hausse de 0,3% au 2e trimestre, la France met fin à un an de récessionAvec un produit intérieur brut en hausse de 0,3% au 2e trimestre, la France met fin à un an de récession En revanche, l'Institut national de la statistique a révisé légèrement à la baisse le taux de croissance du 1er trimestre, à -1,4% du PIB contre -1,3% annoncé précédemment.

En dépit de cette embellie, Nicolas Sarkozy a prévenu "on sera sorti de la crise quand le chômage recommencera à baisser" a-t-il dit mercredi lors de son interview sur France 2.

Si le gouvernement estime que la situation sur le front de l'emploi continuera à se dégrader encore pendant plusieurs mois, voire trimestres, l'économie française a contre toute attente renoué avec la croissance au printemps après quatre trimestres de récession.

Le gouvernement a revu à la hausse ses prévisions pour cette année (-2,25% au lieu de -3,0%) et pour 2010 (+0,75 contre +0,5%).

Par ailleurs, le revenu disponible brut des ménages a rebondi au 2e trimestre 2009 de +1,1% après avoir stagné pendant les trois premiers mois de l'année selon les chiffres de l'Institut national.

En raison d'une inflation quasi-inexistante, le pouvoir d'achat du revenu disponible brut progresse lui aussi de 1,1%. Selon l'Insee, ce rebond s'explique essentiellement par une "vive accélération" des prestations sociales (+3,0%) liée au plan de relance, mais aussi par une stabilisation de la masse salariale perçue par les ménages.

"Le hic, c'est que ce surcroît de pouvoir d'achat ne s'est pas retrouvé complètement dans les comportements en magasin", relève l'économiste Alexander Law, du cabinet d'études Xerfi. "Dans l'incertitude, les Français préfèrent mettre de l'argent de côté pour se constituer une épargne de précaution".

En effet, les dépenses de consommation des ménages (en valeur) n'augmentent que de +0,2% au 2e trimestre, tandis que le taux d'épargne passe de 16,0% à 16,7% au 2e trimestre. Le taux d'épargne financière, c'est-à-dire hors immobilier, progresse encore plus, à 7,4% après 6,4%.

Côté prévision, les avis sont partagés. Pour Alexander Law, il s'agit d'une "vraie menace" pour les prochains mois. La consommation des ménages, le moteur habituel de la croissance française, s'étant déjà grippé au cours de l'été.

Selon Marc Touati (Global Equities) en revanche, "les ménages se sont constitués un matelas de sécurité pour maintenir un niveau de consommation appréciable pour la fin 2009 et le début 2010".