Petroplus : le Suisse Klesch candidat à la reprise, les syndicats méfiants

La raffinerie Petit-Couronne (Seine-Maritime) a été mise en vente par Petroplus le 20 janvier 2012. 
La raffinerie Petit-Couronne (Seine-Maritime) a été mise en vente par Petroplus le 20 janvier 2012.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le fondateur de ce groupe d'investissement a confirmé, vendredi, qu'il était prêt à faire une offre, "sous certaines conditions", pour faire redémarrer la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime).

Petit-Couronne tient-il son repreneur ? L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, dont le siège est en Suisse, a confirmé vendredi 27 janvier son intérêt pour la reprise de la raffinerie de Petroplus située près de Rouen (Seine-Maritime).

Petit-Couronne, qui emploie 550 salariés, a été placé mercredi en redressement judicaire après l'annonce par le groupe Petroplus de sa prochaine mise en faillite. Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur.

L'intersyndicale très réservée

"Je suis prêt, sous certaines conditions, à faire une offre et sauver des emplois", a déclaré Gary Klesch. Les syndicats sont réservés face à cette hypothèse. Selon Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Klesch (dont le siège est situé à Zoug, en Suisse, comme Petroplus) a repris récemment une usine d'aluminum aux Pays-Bas et une raffinerie en Allemagne. "Cette société achète des entreprises, en tire ce qu'elle peut, si possible après avoir reçu des aides de l'Etat", assure-t-il.

L'intersyndicale affirme ainsi continuer à travailler sur d'autres pistes. Dans l'immédiat, Yvon Scornet espère un redémarrage "rapide" de l'activité pour le compte d'un tiers, un autre raffineur par exemple, le temps de trouver "une vraie solution"