Le saumon frais bio est plus contaminé qu'avant, contrairement aux pavés non-bio

Une usine de transformation de poissons à Chateauneuf-du-Faou (Finistère), photographiée le 17 novembre 2014.
Une usine de transformation de poissons à Chateauneuf-du-Faou (Finistère), photographiée le 17 novembre 2014. (MAXPPP)

Ce n'est pas l'environnement qui est en cause, mais l'alimentation des poissons d'élevage, rapporte une étude du magazine "60 millions de consommateurs", publiée jeudi.

Un pavé dans la mare du bio. Le saumon frais issu de filières conventionnelles, qu'il vienne de Norvège ou d'Irlande, est moins contaminé qu'avant, mais le bio l'est davantage, selon une étude du magazine 60 Millions de consommateurs, parue jeudi 24 novembre.

Pour les saumons dits "conventionnels" (c'est-à-dire non-bio), "ça s'est nettement amélioré par rapport à il y a quelques années", indique Patricia Chairopoulos, journaliste auteure de l'enquête. Ces poissons "s'en sortent bien, on n'a pas relevé de métaux, de PCB, de pesticides, aucun résidus de médicaments vétérinaires", note-t-elle.

Contamination de métaux et/ou dioxines, PCB et pesticides

En revanche, "sur les dix pavés frais qu'on a analysés, les plus mal classés en termes de pollution sont les pavés bio", indique Patricia Chairopoulos. Sur dix saumons frais vendus en France et testés par le magazine, seuls les quatre saumons bio présentent des traces de contamination de métaux et/ou dioxines, PCB et pesticides.

Néanmoins, aucun des poissons testés ne présentait de teneur de ces polluants qui "excédait les limites maximales règlementaires", et tous étaient donc sans danger pour la santé."On ne va pas dire que le saumon est un poison et qu'il ne faut plus en manger, loin de nous cette idée, déclare Patricia Chairopoulous. Ça peut appeler les industriels à être peut-être plus vigilants sur la nature et la propreté de l'alimentation qu'ils donnent à leurs saumons."

L'alimentation en question

Selon les experts interrogés par le magazine, ce n'est, en effet, pas l'environnement qui est en cause, mais l'alimentation des poissons d'élevage. Dans les deux cas, les saumons sont alimentés majoritairement avec des rations végétales, mais aussi une part de farine de poisson, pour cet animal carnivore, plus importante en bio.

La part végétale des saumons bio est "sans aucun doute biologique, la partie animale, comme c'est du poisson sauvage, ça ne se contrôle pas", souligne la journaliste. Pour le saumon lui-même, il est "plus intéressant" d'un point de vue nutritionnel d'avoir une partie animale, "pour nous en tant que consommateur, c'est pas flagrant", relève-t-elle.

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