Le président PS de la commission des finances dénonce "les plus fortes hausses volontaires de prélèvements" depuis 1995

Jérôme Cahuzac
Jérôme Cahuzac (AFP - Eric Feferberg)

"Le taux de prélèvements obligatoires va revenir en 2012 à son niveau de 2007. Encore une promesse de Nicolas Sarkozy non tenue, puisque ce taux devait diminuer de 4 points. Et, au passage, l'injustice fiscale sera aggravée : les hausses d'impôts prévues vont toucher davantage les bas revenus et les classes moyennes", affirme Jérôme Cahuzac.

"Le taux de prélèvements obligatoires va revenir en 2012 à son niveau de 2007. Encore une promesse de Nicolas Sarkozy non tenue, puisque ce taux devait diminuer de 4 points. Et, au passage, l'injustice fiscale sera aggravée : les hausses d'impôts prévues vont toucher davantage les bas revenus et les classes moyennes", affirme Jérôme Cahuzac.

Dans un entretien aux " Echos" de mardi, le député socialiste qualifie à la veille de la présentation du budget les choix budgétaires d'improvisation et injustice. Improvisation illustrée par de multiples annonces de prélèvements divers, sans cohérence, et parfois leur abandon. Injustice, notamment avec l'absurde maintien du bouclier fiscal alors que des efforts sont exigés du plus grand nombre".

Sur l'objectif de déficit public, le président de la commission des finances de l'Assemblée se montre sceptique :"Elle reste basée sur une prévision de croissance de 2 %, quand les économistes prévoient plutôt 1,5 % à 1,8 %. Comme la France devra absolument tenir ses engagements, cela veut dire qu'il faudra augmenter davantage les impôts ou réduire davantage les dépenses".

Jérôme Cahuzac rappelle que la commission qu'il préside "est par ailleurs unanime pour revoir le crédit d'impôt recherche des entreprises, afin de consolider l'avantage fiscal au niveau des groupes et de se baser sur les frais de fonctionnement réels".

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