Le FMI et l’Europe mettent la Grèce sous pression

(Alexis Tsipras, leader de la gauche radicale grecque Syriza, parti hostile aux réformes qui pourrait accéder au pouvoir. © REUTERS/Alkis konstantinidis)

Confrontée à une profonde crise politique, la Grèce inquiète le FMI et plusieurs pays européens au premier rang desquels l'Allemagne. Craignant un abandon des réformes en cas de victoire de la gauche radicale lors des législatives, ils ont maintenu leur pression sur le pays.

La crise politique en Grèce inquiète le Fonds monétaire international et l’Allemagne. Alors que des élections législatives anticipées doivent se dérouler dans les semaines à venir, élections qui pourraient voir l’arrivée au pouvoir de la gauche radicale hostile aux réformes en cours, le FMI a annoncé ce lundi qu’il ne reprendrait les discussions sur l’aide à la Grèce qu’une fois le nouveau gouvernement mis en place."Les discussions avec les autorités grecques sur l'achèvement du sixième examen du programme qui est soutenu par un accord élargi reprendront une fois qu'un nouveau gouvernement sera installé, après consultation avec la Commission européenne et la Banque centrale européenne" peut-on lire dans le communiqué du FMI publié lundi. "La Grèce n'est confrontée à aucun besoin de financement immédiat."

Avertissement européen

Le commissaire européen à l'Economie Pierre Moscovici a également réagi. Il a appelé les électeurs grecs à soutenir "les réformes favorables à la croissance " dans un communiqué.

De son côté, l'Allemagne a elle aussi maintenu la pression sur la Grèce. Par l’intermédiaire de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, elle a mis en garde contre une remise en cause des réformes économiques ce lundi. "Les réformes difficiles sont en train de porter leurs fruits et il n'y a pas d'alternative ", a-t-il déclaré. "Nous continuerons d'aider la Grèce à s'aider elle-même sur le chemin des réformes. Si la Grèce prend un autre chemin, il sera difficile ", a ajouté le ministre allemand.

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"De nouvelles élections ne changeront pas les accords que nous avons conclus avec le gouvernement grec. Un nouveau gouvernement devra s'en tenir aux accords conclus par son prédécesseur ", a-t-il poursuivi. Un avertissement à la gauche radicale grecque Syriza, en tête dans les sondages, qui souhaite renégocier les conditions de l’aide financière internationale.

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