Le déficit du régime général de la Sécu atteindra 21,4 milliards d'euros en 2011 après 23,1 milliards en 2010

(AFP - Olivier Morin)

C'est ce qu'a annoncé mardi le ministre du Budget, François Baroin, en présentant le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2011.La branche maladie sera déficitaire de 11,6 milliards d'euros en 2011 après 11,4 milliards en 2010 et la branche vieillesse (les retraites) de 6,9 milliards après 8,6 milliards en 2010.

C'est ce qu'a annoncé mardi le ministre du Budget, François Baroin, en présentant le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2011.

La branche maladie sera déficitaire de 11,6 milliards d'euros en 2011 après 11,4 milliards en 2010 et la branche vieillesse (les retraites) de 6,9 milliards après 8,6 milliards en 2010.

"Le déficit du régime général sera moins élevé en 2010 qu'il n'avait été prévu en juin, en raison de l'évolution plus favorable qu'anticipé de l'emploi et de la masse salariale", lit-on dans le rapport de la commission.

Cette révision à la baisse intervient après celle de l'Unedic, organisme gestionnaire de l'assurance chômage, qui prévoit un déficit de 3,4 milliards d'euros en 2010, au lieu des 4,1 milliards prévus en avril.

Selon la commission des comptes de la sécurité sociale, le déficit du régime général atteindrait 28,6 milliards en 2011 si aucune nouvelle mesure d'économies n'était décidée.

L'amélioration des comptes sociaux cette année est une bonne nouvelle pour le gouvernement car elle aidera à réduire le déficit public qui les intègre.

Cela permettra d'atteindre plus facilement l'objectif gouvernemental de réduire le déficit public de quelque 7,8% du produit intérieur brut fin 2010 à 6,0% fin 2011, objectif du projet de budget 2011 qui sera présenté mercredi.

Etude UFC-Que Choisir sur le budjet santé des ménages

Le budget que doivent consacrer chaque année les ménages pour leur santé a augmenté de plus de 50% entre 2001 et 2008, en raison principalement du coût des complémentaires santé, selon l'UFC-Que Choisir.

"Le désengagement de l'assurance maladie impute une part croissante du financement de la santé directement aux ménages", ce qui contraint les consommateurs "à se tourner vers une complémentaire santé pour continuer à se soigner avec un impact budgétaire indéniable", a observé l'UFC-Que Choisir.

Selon l'étude, "quand une personne consacrait 407 euros à se soigner en 2001, elle devait y consacrer 618 euros sept ans plus tard, soit une progression de 52%". "Dans une large mesure", cette hausse serait liée aux tarifs des complémentaires santé, secteur où l'UFC-Que Choisir déplore "l'absence de logique concurrentielle".

La difficulté de comprendre des offres "illisibles et incomparables" empêcherait les consommateurs de faire un choix éclairé, selon l'association. "Alors que les prestations de remboursement ne progressaient que de 27%" entre 2001 et 2008, l'UFC-Que Choisir a évalué que les tarifs des complémentaires avaient de leur côté progressé de 44% par personne couverte.

Pour l'association, la hausse des tarifs des complémentaires pousserait par ailleurs de plus en plus de personnes à renoncer à des soins pour des raisons budgétaires (+20% entre 2004 et 2008). L'UFC-Que Choisir demande notamment la mise en place d'"un indice du taux de performance" des complémentaires santé pour aider les consommateurs à s'y retrouver.

Elle veut également que les pouvoirs publics tiennent compte du coût des complémentaires quand ils fixent chaque année leur objectif d'évolution des dépenses de l'assurance maladie.



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