Le cuisinier vosgien, qui vient de déposer le bilan, a été placé lundi en redressement judiciaire

(France 2)

"Vogica est placé en redressement judiciaire, assorti d'une période d'observation de six mois" par le tribunal d'Evry, et un premier rendez-vous a été fixé "dans deux mois", a indiqué l'enseigne spécialisée dans la vente de cuisines et salles de bain sur mesure.Les difficultés financières chroniques de Vogica l'ont conduit à déposer son bilan.

"Vogica est placé en redressement judiciaire, assorti d'une période d'observation de six mois" par le tribunal d'Evry, et un premier rendez-vous a été fixé "dans deux mois", a indiqué l'enseigne spécialisée dans la vente de cuisines et salles de bain sur mesure.

Les difficultés financières chroniques de Vogica l'ont conduit à déposer son bilan.

Vogica est confrontée à des problèmes d'approvisionnement et de livraison liées à une réorganisation de sa production, affirme son site internet.

"La mise en redressement judicaire va nous permettre, avec le concours de l'administrateur judiciaire, d'envisager avec nos fournisseurs, les modalités d'une reprise normale de fonctionnement: production, transport, pose", espèrait Vogica, dont la marque a été lancée en 1976 dans les Vosges.


La crise a pesé sur l'activité
L'annulation des commandes par les ménages et des problèmes industriels chez son nouveau fournisseur, l'industriel vosgien Nevelt, ont limité fortement l'activité du cuisiniste, entraînant la cessation des paiements, affirme Vogica. Sur 58 millions d'euros de commandes depuis le début de l'année, 4 millions ont été annulées, dont la moitié déjà fabriquées.

Jusqu'à l'an dernier, le groupe vosgien, qui emploie 715 personnes, était organisé autour de deux filiales: Vogica, qui commercialisait cuisines et salles de bain, et l'usine Manuest, qui les fabriquait. La direction a décidé d'externaliser la production de Vogica pour répondre aux difficultés de Manuest, contraint de procéder à un plan social touchant 248 emplois sur 382. Ce dernier s'est alors
concentré sur la fabrication de cuisines en kit pour les enseignes Castorama et Brico Dépôt.

Mais cette réorganisation n'a fait qu'empirer les choses. Nevelt avait promis d'effectuer à Vogica des livraisons en huit semaines. Mais ces livraisons se sont décalées sur des mois. De plus, des pièces manquantes ont imposé des installations en deux, trois, voire quatre fois. Ce qui a fait exploser les coûts de logistique du cuisiniste.

"Nevelt s'est avéré incapable d'absorber les volumes de Vogica", estime le président du directoire du cuisiniste, William Ego, dans un entretien au Figaro. "Des retards se sont accumulés, qu'il n'a jamais rattrapés, ne livrant jamais la bonne qualité ou la bonne quantité", poursuit-il. Nevelt, qui n'était plus payé par son donneur d'ordres, a arrêté de le livrer depuis deux semaines.

Vogica veut rassurer les clients
Malgré ses déboires, Vogica tente de rassurer ses clients. Le cuisiniste dit vouloir livrer dans les meilleurs délais ceux qui ont
versé des acomptes et continuer à assurer le service après vente. En revanche, ceux qui demandent un remboursement devront attendre la nomination d'un administrateur judiciaire, précise-t-il.

Un numéro d'assistance (01.45.30.86.85) a été mis en place.

Vous êtes à nouveau en ligne